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juin 7, 2021 / ninannet

Un petit message en passant…

« On ne se libère pas d’une chose en l’évitant, mais en la traversant ». Cesare Pavese

Juin, tu files bon train… On t’attendait avec impatience… (comme le messie dirait ma mère) et te voilà déjà au début de ta seconde semaine. Tu vieillis juin. Prends garde ! Tu n’es même pas souriant. Au lever tous les matins, le ciel est gris, lourd et menaçant. Puis ça se lève, un pâle soleil pas digne d’un mois de juin dans le Sud. Puis les nuages reviennent avec quelques gouttes de pipi d’oiseau. Pauvre mois de juin déséquilibré, déstabilisé, désorienté. La faute à qui ? Oh des fautifs on en trouvera toujours. En attendant, pas de baignades, pas de séances de bronzage. On nous avait pourtant promis qu’avec l’ouverture des bars, des restaurants, on allait retrouver la joie de vivre… Que nenni ! Je sens la morosité ambiante toujours aussi prégnante ! Pire ! La semaine dernière je suis allée boire un café avec un ami auteur sur la si jolie Place Victor Hugo. Un petit marché provençal, de bonnes odeurs, de belles couleurs. Hélas la terrasse  de café était encerclée de forains. Je passe sur la provenance de ces vilaines marchandises exposées… Quelle horreur !

Mon cher juin, tu dois te demander « mais où veut-elle en venir » ? Tu ne devines pas ? Alors je vais te le dire avec perte et fracas : je m’ennuie  et comme je ne sais pas à qui le dire, alors pourquoi pas à toi ? Je m’ennuie de voir comment tournent les événements.

Moi la pacifique, l’optimiste, la joyeuse,  la rigolote… eh bien je ne sais pas où va ce Monde. Tu le sais toi ?  À force de m’interroger, de réfléchir, de relativiser, de fermer les yeux et de faire la sourde oreille, j’ai laissé l’ennui s’installer en moi. L’ennui nostalgique ?

Est-ce contagieux ? Ce matin sur les réseaux, que de nostalgie, de tristesse, de joutes verbales agressives et cela va sûrement durer jusqu’aux prochaines élections. Je suis fatiguée. L’ennui me gagne.  Je sursaute. Quoi ? Moi ? Mais oui !  Moi aussi ! Non pas moi !!! Je veux rebondir, retrouver ma plume qui ces derniers mois grattait un peu dans le vide, l’âme en peine. Je vais prendre le large, ma plume va ramer dur, je vous le jure…  En attendant prenez bien soin de vous. L’ennui rôde, fermez-lui la porte au nez !

mai 31, 2021 / ninannet

En juin soyons fous !

« Juin ne te refuse rien » ! Mon dicton du jour.

Bonjour mes amies et amis. La liberté retrouvée en ce dernier week-end du mois de mai a réuni les familles. Les jardins ont résonné d’éclats de rire, de bruits de ballon, de chaises trainées sans ménagement, de bouchons de champagne qui ont rejoint les cimes des arbres et bien sûr l’alléchante odeur des viandes qui ont grillé sur des braises rougeoyantes. L’espace de quelques heures, on a oublié les mauvaises nouvelles fusant de toutes parts, télévisions et médias confondus.  Certaines familles se sont disputées, ont régurgité de vieilles aigreurs, mais vite le nuage est passé et la bonne ambiance a repris sa place.

Il y a aussi la morsure de la solitude appréhendée par les personnes isolées. Le silence qui les prend aux tripes, les oreilles qui claquent de ne rien entendre, le cœur qui semble s’arrêter de battre, juste mis en pause par les questionnements qui viendront hanter leurs jours et leurs nuits, sans relâche. Les pourquoi, les comment. Les si et si… Mais le temps implacablement a fermé la porte  de la résilience. Est tellement présente « l’absence » ! Les cœurs trahis, les cœurs oubliés, les cœurs abandonnés.  Les raisons sont multiples. Les excuses aussi !

Nonobstant, il y a la furieuse envie de taper du pied. De rebondir. De se dire que tout n’est pas perdu, qu’il nous reste peut-être le meilleur de tous les futurs parce que le présent a retenu les leçons du passé. Alors, on ouvre en grand les fenêtres, on guette le moindre rayon de soleil, la constellation d’étoiles la nuit qui délivre des messages d’espoir. Au gré des promenades, l’on humera les fragrances du printemps qui explose, des oiseaux qui pépient par deux sur une branche de pommiers en fleurs. Le papillon qui d’un furtif battement d’ailes pose un léger baiser sur la rose épanouie. La nuit, le regard vers le ciel à la recherche d’une étoile lumineuse, on rêve à un futur constructeur, oubliant le passé réducteur. Happer l’étoile filante et vite faire un vœu. Parfois on se rend compte que ce vœu vient du plus profond de son « Moi » semblant éteint, mais prodigieusement régénéré.

Ainsi va le monde

 De soupirs en sourires,

De désirs en plaisirs

De pensées vagabondes…

Temps du bonheur compté

Au retour déjà programmé

Aux rires, aux larmes en hoquet

Au passage d’une étoile bleutée.

Du mois de mai que subsistera-t-il ?

Juste un parfum de renouveau subtil.

L’été revêtira ses plus beaux atours

Pour offrir des brassées de beaux jours.

mai 30, 2021 / ninannet

Bonne fête à toutes les mamans

« Dieu ne peut être partout, c’est pour ça qu’il a créé les mères ». Proverbe hindou

Le ciel n’est pas à la fête, encombré de nuages qu’un léger vent chahute lascivement.

Le temps n’est pas au diapason de la journée qui s’annonce heureuse puisque toutes les mamans vont être mises à l’honneur.  Une journée par an c’est peu mais mettons les bouchées doubles.

Hier ma séance de dédicaces à Montauroux était joyeuse, euphorique. Les mamies, mamans et enfants étaient là, m’écoutaient, me souriaient et repartaient avec un plaisir évident un de mes romans sous le bras.

Pour en tirer la morale : très peu d’hommes achetaient des livres pour les mamans.  Alors qu’il y a quelques années ce n’était pas le cas. Ils se laissaient séduire qui par un titre alléchant, qui par une quatrième de couverture révélatrice d’une histoire qui plairait à Madame…  Je me souviens d’une année où un mari a téléphoné à sa femme « Allo ma chérie,  il y a une auteure dans le magasin, tu veux que je t’offre un livre dédicacé ? »… Hélas pas en 2021… Année de tous les dangers !!!

À contrario, ces toutes jeunes femmes, ces femmes à la cinquantaine annoncée, ces femmes mamans et mamies étaient ravies d’être là, de bavarder.  Certaines m’ont même fait dédicacer par anticipation pour la fête des papas. Pourquoi gâter son plaisir ?

J’ai une pensée toute particulière pour les mamans qui ne sont plus là et leurs enfants orphelins, pour les mamans qui sont dans la tourmente ou esseulées,  pour les femmes qui n’ont pas eu d’enfants par choix ou pour des raisons de santé. Je partage vos chagrins.

Bonne journée à toutes et tous, n’oublions jamais que chaque jour compte.   

mai 19, 2021 / ninannet

« Voulez-vous danser ? » pour toutes les mamans.

Bonsoir. Aujourd’hui 19 Mai, belle journée pour retrouver sa liberté « surveillée ». La vie a repris sa respiration, ses odeurs, ses couleurs… Un bonheur ne venant pas tout seul, voici la chronique reçue de Alain Trémiseau, Éditeur/biographe à propos de mon recueil de Nouvelles et Poésies :

 « Voulez-vous danser ? »

« C’est un livre qu’on lit, de préférence à petites doses.

Comme une valse tendre dont on prend le temps d’écouter chaque note, de savourer chaque pas.

C’est une galerie de personnages à travers lesquels beaucoup sans doute se reconnaitront ou reconnaitront une connaissance, un souvenir.

Des personnages sans importance vivant un instant où tout se transforme.

Des femmes un peu étrange comme « cette pianiste russe » (j’ai beaucoup aimé) qui n’est pas plus pianiste que moi. Mais je n’en dirai pas davantage.

Ce sont des femmes se risquant sur une piste de danse comme on se risque dans la vie. Sans trop savoir où elle vous mènera.

Mais quelle importance puisqu’avec une jambe raide, un désir d’impossible chevillé, ou en suivant une voix aigüe surgie de nulle part, nous avançons quand même au fil du destin qui nous appartient ».

http://a5editions.fr. pour toute commande. Dédicace, marque page et envoi en port gratuit sous 48H. Paiement par virement ou chèque. La fête des mamans c’est dans une semaine. Merci pour toutes les mamans.

mai 18, 2021 / ninannet

Invitation au Bonheur.

Une journée encore bien maussade ! Un dimanche de mai gris et triste !

Les arbres semblent figés dans un décor hivernal. Les nouvelles sont mauvaises.

Des enfants, mis sur des chars par des monstres, vont à la mort.

Des adultes crient et injurient un pays dont ils ne savent rien, dans leur (sic) pays qui n’y est pour rien ! Des policiers sont tués, des femmes aussi.

Des enfants tuent des enfants pour une chicanerie d’enfants.

2021 que nous avions espéré de meilleur goût est chaque jour un peu plus amer…

2021 qui aurait dû nous apporter la liberté, nous enfonce dans la haine.

À qui la faute ? Car faute il y a ! Ne nous leurrons pas.

Mon optimiste est rongé de tous bords. Grignoté par des actes inhumains.

Ai-je ma part de faute ? Fais-je ce qu’il faut pour redresser la barre ?

J’écris des romances, je donne de l’espoir, je crois à l’Amour, à l’Amitié.

Est-ce suffisant pour que mon Pays retrouve son Honneur, sa Place dans ce monde qui va à vau-l’eau ? Dans quelques jours, quelques mois ou dans un an, saurons-nous nous souvenir de toutes ces dérives ? Saurons-nous faire le bon choix ? Existe-t-il ce bon choix ?

Je m’étais promis de ne jamais tremper ma plume dans l’encre politicienne dont je ne maitrise pas grand chose. Et j’y viens tout doucement, comme dans un cauchemar sans fin glissant dans l’horreur des nouvelles médiatiques qui ne font qu’armer la violence.

Éteignons nos télévisions, écoutons de la musique (elle adoucit les mœurs), peignons de beaux paysages (pour s’évader), lisons un bon livre (ceux qui libèrent l’esprit et l’enrichissent), cuisinons des petits plats simples et savoureux (ceux qui ravissent nos palais et nous rendent fiers).

Et puis demain, mercredi 19 mai, date tant attendue : visitons les musées, allons au cinéma. Entrons  dans les bars, buvons le verre de l’amitié, de l’espérance, du retour des jours heureux. Ces bars qui nous espèrent tant ! La survie pour eux et le plaisir pour nous. Sans oublier les restaurants, mettre les pieds sous la table, dévorer des yeux une belle carte, humer l’odeur des plats qui virevoltent avant d’atterrir devant nous ! Sortons de ce cercle vicieux d’annonces désastreuses, fausses ou vraies ! Plus personne ne sait !

Au risque de paraître bien naïve, je voudrais tellement retrouver ma bonne humeur. Vous aussi ? Alors, vous avez bien un hobby ? On y va, on se remue et on garde le moral !

J’ai écrit ce texte dimanche. J’essayais de me persuader que tout ne va pas si mal que ça. Et je l’ai gardé par devers moi.  Indécise.

Ce matin, jour heureux pour moi car enfin quelques appels téléphoniques positifs ont  rempli mon carnet de bal (dédicaces) ; j’ai eu envie de le partager. 

Quand on a une partie à jouer, croire qu’on peut y arriver, c’est déjà gagner la moitié de la partie. La seconde avec un peu de chance et  de la persévérance, on l’emporte.

Vous souhaitez qu’on en discute ? Que je vous présente mes héroïnes qui vous invitent à danser ? Elles apporteront joie et sérénité aux mamans. Et mes contes pour enfants, là encore les mamans seront ravies de les lire avec leurs petits. Aussi je serais si heureuse de vous retrouver :

  • samedi 22/5 de 9h30 à 18h à l’Espace Culturel du Centre Leclerc de Cogolin
  • samedi 29/5 de 9h30 à 18h à l’Espace Culturel du Centre Leclerc de Montauroux.

Je vous annoncerai ultérieurement mes autres dates, mois par mois, jusqu’à fin août. Si vous ne pouvez pas venir à ma rencontre, mon site vous livrera les chroniques de mes romans et peut-être suscitera votre envie de gâter vos mamans ou pourquoi pas de vous gâter vous-mêmes : http://a5editions.fr    –  Dédicace, marque-page et frais de port sont offerts.  Paiement chèque ou virement.  Merci.

mai 14, 2021 / ninannet

Lire c’est faire la fête !

 Le mois de mai à peine démarré que déjà il nous file entre les doigts…

On l’attendait avec impatience ce mois de mai ! Il y a d’abord eu le muguet. En profusion cette année. Le ciel se partage entre pluie et soleil. Sans parler du vent qui souffle à pleins poumons. La nature exulte dans toute sa splendeur, les odeurs, les couleurs, tout nous parle des jours heureux à venir. De grands ponts de jours fériés se profilent à l’horizon. Week-end de retrouvailles familiales ou amicales au soleil ou sous la pluie. Peu importe, l’essentiel étant de faire la fête ! Cette expression « faire la fête » est restée tapie en chacun de nous. L’espoir renait soudain à l’idée de pouvoir à nouveau faire la fête.

Que restera-t-il de ces deux années d’inquiétude, de drames, de souffrances ? La Vie redeviendra-telle normale ? Que veut dire normale de nos jours ? Rien ne sera plus normal mais nouveau ! C’est une nouvelle Vie qui nous attend. Sera-t-elle meilleure malgré les menaces réitérées de jour en jour en comptabilisant les confinements et qui pèsent lourdement sur nos têtes ? Il FAUT le croire.

Petite fille, je faisais sourire mon grand-père lorsque je lui répétais sans cesse « ce qu’il faut, il faut ». Puis j’ai grandi et j’ai compris que parfois il ne FAUT pas attendre statiquement ce qu’il FAUT… Il FAUT aller de l’avant. En avant les dédicaces !

Depuis une semaine, je reprends mon courage à deux mains, je téléphone, je parlemente, je négocie, j’essaye d’être persuasive. Les libraires semblent être dans l’expectative ne sachant plus à quels saints se vouer. En un mot je me bats. Je ne gagne pas à tous les coups. Remettre la machine en route n’est pas chose aisée mais il le FAUT !

Le dernier jour du mois de mai mettra à l’honneur toutes les mamans et ce sera bien mérité ! Plus que jamais ! Elles vont pouvoir souffler un peu et à l’ombre d’une chaise longue s’oublier dans des rêveries, des rires, des soupirs… Un livre fera bien l’affaire ! Et dédicacé, il prendra encore plus de valeur sentimentale. Car il prendra date.

 En attendant de pouvoir retrouver mes lectrices et lecteurs, mes bains de foule, mes partages, mes rires,  ma joie de vivre qui passe forcément par mes rencontres programmées, je continue à expédier sous 48h, mes livres avec une dédicace personnalisée, frais d’envoi et marque-page offerts…

Pour toute commande le site : http://a5editions.fr paiement Paypal sécurisé, par chèque ou par virement.

Merci pour toutes les mamans.

mai 2, 2021 / ninannet

Mon seringat, une bouture offerte par une Amie

Bonjour mes amies et amis. En ces tous premiers jours de mai, tous vos vœux de bonheur accompagnés de l’incontournable brin de muguet, tous vos mots par-ci, par-là empreints de douceur, tous vos sourires d’Amitié me sont allés droit au cœur.

Ils m’ont fait rebondir pour vous offrir avec mes mots tout simples, mais authentiques, ma petite poésie sur l’Amitié :

Qu’est-ce que l’Amitié ?

C’est le soleil qui réchauffe en pleine froidure.

C’est la lumière qui illumine les moments durs

Ce sont les mots qui rassurent en plein doute

C’est la brassée de fleurs cueillie sur notre route.

Tout cela est l’amitié !

Pas toujours facile à l’appréhender

Pas vraiment simple à l’apprivoiser

Pas toujours aisé à la conserver

Mais indispensable en vérité !

Vivre sans Amitié ?

Ce serait vivre dans un monde amphigourique

Ce serait raisonner de façon inique

Qui aboutirait sur un long chemin aride

Dans une Vie triste, insipide et vide.

La Vie est ainsi faite qu’il lui faut

du bruit, des rires, et des larmes.

Des regards qui jamais ne désarment

Des soupirs, des embrassades et des mots.

Des Mots liesse.

Des Mots sagesse.

Des Mots allégresse.

Des Mots promesse.

Tout cela est l’Amitié. Mon Âme sœur.

Gardons précieusement nos Amis… À la Vie ! 

avril 20, 2021 / ninannet

L’écritoire des muses

Bonjour mes amies et amis. Coucou me revoilà, après ma séance nostalgique d’hier, je reprends en main le destin des mes héroïnes dans « Voulez-vous Danser ? », toute à mon bonheur de recevoir la chronique de L’Écritoire des Muses. Voulez-vous entrer dans ma danse avec le regard de Annie Muse ? Musique des mots Maestro :

 Un titre séduisant

 Voulez-vous danser ?  : Un point d’interrogation dans un titre !  Ce n’est pas commun. Un clin d’œil de la narratrice invitant le lecteur à danser, à être emporté dans  son univers tout à la fois fictif et réel,  dans le tourbillon émouvant  et parfois tragique de la vie dont « les années passent vite et (dont)  chaque jour compte ».

Trouver le  chemin du bonheur

Chaque nouvelle du recueil éponyme d’Annette Lellouche  « Voulez-vous danser ? » narre des moments de vie de femmes simples, toutes uniques, individualisées par leur prénom, leur personnalité,  se heurtant à des difficultés, à des peines, à des drames  comme Jeanne plongée dans la solitude et la tristesse  « depuis qu’un accident de la vie l’a laissée seule avec son désespoir ».   Mais malgré les heurts de l’existence, ces  femmes continuent de rêver, d’espérer, secondant même le destin par d’anodines astuces afin de trouver le bonheur. Jeanne, dans la nouvelle Jeanne d’Arc,  feint des difficultés avec son ordinateur pour le plaisir de parler au jeune et sympathique technicien : « Au tout début, Jeanne appelait le ‘petit’ pour un oui ou pour un non. Toutes les excuses étaient bonnes. Elle était inventive. Elle simulait de toutes petites pannes pour avoir le bonheur de l’entendre lui donner ses explications en toute simplicité ». Francine, dans « Au bal des raies »,  tente de gagner un concours… Prendre sa vie en mainen changer le cours, voyager comme Eliette et Robert, « voyageurs infatigables » dans « Embarquement immédiat »,  découvrir d’autres contrées, ne pas rester seule, rencontrer des gens, (« Elle fréquente ce bal assidûment par amour des gens, par sympathie musicale, par ressort instinctif de l’accompagnement »),  oser aller à la rencontre de l’Autre comme  Emilie invitant l’homme assis qui lui sourit lors d’une soirée dansante (« Emilie  tend sa main gantée, dans une invite sans équivoque »),  découvrir  un nouvel amour, retrouver l’amitié, entrer en résilience comme Jeanne, retrouver ses enfants,  ses petits enfants après de longues années perdues.

Aucune des femmes de l’ouvrage d’Annette Lellouche ne s’engluent  dans un quotidien morose et taciturne. Malgré les difficultés, parfois très pesantes,  inhérentes à la vie, elles conservent une vision positive,  font face aux obstacles avec lucidité  et  les surmontent « Les montagnes à escalader sont ‘casse-gueule’ mais une fois là-haut, quel spectacle ! L’extase ! Tu n’auras plus envie de redescendre, ce choix on ne l’a qu’une fois ! ». S’impliquant dans ses nouvelles,  s’y dévoilant, (« Ostensiblement je mêlerais fiction et réalité. Par dose homéopathique j’assènerais des vérités, exprimerais des douleurs et des non-dits. Faire endosser à mes héroïnes le poids de ma rébellion (…) »), l’autrice donne des leçons de vie,  montrant que chacun a la possibilité de faire l’expérience du  bonheur, aidant ainsi le lecteur à surpasser les défis de l’existence. Tout en le divertissant, Annette Lellouche instruit amicalement le lecteur.

L’art du portrait

Entrant dans l’espace intime de ses personnages principaux et secondaires, Annette Lellouche trousse des portraits physiques tendres comme celui de la marchande, vieille femme, poupée de vitrine, miniature émouvante : « Une boucle de cheveux gris argent indisciplinée, dépasse du petit fichu serré sur tête gris blanc de la petite mamie au regard gris irisé. Un petit tablier fleuri gris souris chicotant sur son habit gris empire »,  donnant à voir la fragilité d’être pleins de densité.  Elle brosse des portraits moraux dotés de toute une profondeur psychologique. Des confidences, des flux de conscience rapportés au style indirect libre, en focalisation interne,  révèlent des êtres sensibles, d’une grande richesse intérieure. Francine, femme généreuse, reconnaissante,  veut gagner un voyage pour l’offrir à sa voisine : « Francine veut gagner ce voyage pour l’offrir à Valérie, la gentille jeune fille qui habite sur le même palier. Avec tant de gentillesse Valérie se charge des courses ! Elle va lui chercher ses médicaments lorsque ses rhumatisme se réveillent et l’obligent à garder le lit ». La narratrice donne à lire des vérités psychologiques émouvantes et tendres. Elle  dit des événements parfois banals de la vie quotidienne, mais tellement importants pour celui qui les vit.

Un rythme dansant

Malgré quelques doutes quant à sa capacité de raconter des histoires (« Vais-je être à la hauteur, vais-je savoir, vont-ils comprendre ? »), l’écrivaine emplie d’humilité est emportée par le ballet de sa verve littéraire et créatrice.  Avec une écriture soignée, Annette Lellouche joue avec les mots (« Des madones (…) redoutables dans leur ‘faim’ de vie ») et les sonsdoux clins d’œil humoristiques  :  « la mésange asservie est enchaînée, emberlificotée, domestiquée. Etouffée ! », « Suzette négocie avec le malaise sourd qui l’habite, son incurie incurable. Nulle curette au secours de Suzette. Nulle curiethérapie pour sa maladie » Des accumulations verbales, adjectivalesdes rimes rythment ses récits, embarquant le lecteur dans des  danses joyeuses, ludiques, poétiques : « Le soleil la transperce, la réchauffe, la sollicite, joue à cache-cache avec le vent qui fait onduler les arbres verts, entrant dans son univers, ami pervers, en courant d’air ! ».  Les échos phoniques concrétisent des pas de danse, donnant tout un tempo, une musicalité aux récits, aux nouvelles, parfois séparées par des poèmes versifiés.

Dans ces  nouvelles aux chutes, véritables petits coups de théâtre narratifs précipitant le lecteur dans d’émouvantes révélations,  des liens se tissent, des femmes se croisent, sœurs de cœur de la narratrice, femme sensible,  amoureuse des mots (« partager ses émotions, faire passer sa motivation, son amour des mots »), désireuse de transmettre sa joie de vivre, de créer et  la beauté  résidant  en elle.

Un grand merci à Annie Muse, de l’Écritoire des Muses, qui m’a toujours suivie, chroniquée avec empathie et qui renforce à chaque fois mon envie de continuer.

Merci à mes amies et amis qui auront à cœur de me rejoindre dans cette sarabande du bonheur.http://a5edition.fr – Expédition sous 48h, Frais d’envoi gratuit. Dédicace et marque-page offerts

avril 17, 2021 / ninannet

Heureuse…

Bonjour mes amies et amis. Bravons ensemble la morosité ambiante. Même le ciel n’en fait qu’à sa tête ! C’est son choix.

HEUREUSE !

Heureuse de manger, de boire, de lire, d’écrire, de vivre quoi !

Heureuse de rire, de rêver, de penser, de communiquer…

Heureuse d’être libre d’aimer la pluie ou de cligner des yeux au soleil.

Heureuse de voyager dans une nuit étoilée.

Heureuse de cueillir une fleur, d’humer sa fragrance.

Heureuse de fouler la terre de mon jardin les pieds nus, mes cheveux chuchotant avec le vent léger parfumé au jasmin. Doux souvenir lointain.

Heureuse de converser avec mes amies et amis sans censure, de flâner sur les réseaux, de parsemer à la volée mes mots gentils, mes mots d’humour. De pépier tel l’oiseau libre.

Heureuse rime avec amoureuse. L’amour sous toutes ses formes. L’amour en coup de cœur d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Heureuse de prendre mes décisions avec ma seule conviction.

HEUREUSE !

Voilà c’est déjà un vaste programme. Et qu’on ne vienne pas me dire que mon bonheur est inaccessible aux autres… Que je suis une privilégiée ou une égoïste. Non j’ai eu ma part et j’ai compris qu’il faut s’accrocher à la moindre brindille de bonheur. Ne rien lâcher ! Je souhaite donner espoir à celles et ceux qui souffrent ; tout tunnel a sa sortie ; le Bonheur passera ; il ne faut surtout pas le laisser s’éloigner, le retenir fermement, et le vivre pleinement. Un peu, beaucoup, passionnément. .. Foi de Miraculée multirécidiviste.

HEUREUSE de danser avec mes Héroïnes sur des airs d’artistes célèbres :

« Oh mon amie la rose,

Mais il est où le bonheur ?

Quand il me prend dans ses bras…

Dansons joue contre joue,

Retiens la nuit, pour nous deux…

Je veux de l’amour, de la joie, de la bonne humeur…

La bohème, ça voulait dire on est heureux.

Elle qui l’aimait tant, elle le trouvait le plus beau de St Jean…

Et quand je vois tes yeux je suis amoureux…

Envole-moi, envole-moi, envole-moi, remplis ma tête d’autres horizons…

Ne me quitte pas, moi je t’offrirai des perles de pluie…

Amado Mio, love me for ever and let for ever begin tonight… »

avril 8, 2021 / ninannet

Adieu l’Ami.

Ce matin, me promenant dans plusieurs groupes, je me suis fait le constat suivant :

« Quelle drôle d’époque tout de même » !

Certes je n’ai pas inventé la poudre à éternuer.

Certes depuis longtemps l’ai-je constaté !

Certes je ne manque jamais d’être agréablement surprise de retrouver des « Amis » publiant une photo, une citation, un avis sur tel ou tel événement. Je les avais perdus de vue. Pourquoi ? Comment ? Le jeu des chaises musicales orchestré par les réseaux ? Les algorithmes qui choisissent pour nous nos relations ?  Une mine d’or tout de même que ces réseaux qui nous font fantasmer. Chacun se lâche, se raconte, s’extériorise… On se dit l’ami de quelqu’un qu’on ne connaît qu’à travers des mots, des ressentis. Au plus profond de notre âme avec pour seul reflet parfois un visage ou un symbole. Voilà une dizaine d’années que je flâne sur les réseaux, que j’ai accepté des centaines d’Amis. Mais en réalité, au plus profond de soi il n’en reste qu’une poignée, qu’on garde au chaud dans le creux de nos mains. Ceux qu’on aime pardessus tout ! Les autres s’en viennent et s’en iront. D’autres les remplaceront. Qui perd gagne ? Je ne sais pas. Pas vraiment.

Et puis la plume prend le dessus et trace ces quelques vers qui peuvent correspondre à tout un chacun. La ballade de « L’homme qui murmurait à l’oreille » en partage :

Vous êtes passé un soir par hasard

Avez lâché quelques mots sans fard

Puis la conversation à bâtons rompus

S’est engagée sur nos sentiers battus.

Vous étiez drôle,  amical, chevaleresque

De confidence en confidence, sans préjugé

Avions bâti de nos vies une jolie fresque

Mais les fondations n’étaient pas ancrées.

N’ayant pris garde à votre « je disparaitrai »

Je pensais à une galéjade pour me faire réagir

Notre amitié éphémère s’est effacée d’un trait

Il n’en restera qu’un très doux souvenir.

Adieu l’Homme qui murmurait à l’oreille

Tous nos mots sont jetés dans la corbeille

Au milieu du gué, vous avez changé de cheval

Vous avez éteint la musique, quitté le bal.

Adieu l’ami de quelques moments d’euphorie

Nos échanges ont eu la grâce de nos charivaris

Nos attentes n’ont pas été à la hauteur à priori

De nos lâcher-prise sur la coulée de nos vies.