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mai 29, 2017 / ninannet

Souvenirs à Cogolin

« La vie n’est pas ce que l’on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s’en souvient. » de Gabriel Garcia Marquez

 FullSizeRenderMon samedi de dédicace à Cogolin, veille de la fête des mamans a débuté bizarrement. Une fois installée, je posais un regard vide sur les clients de l’Espace Culturel. Je ne leur souriais pas comme à l’accoutumée. J’étais fatiguée et un peu désabusée. À quoi bon tout cela pensai-je ? Mes doutes sont rudes… Je le sais ! Je vais sympathiser, m’enflammer … trois petits tours et puis s’en vont. Il était bientôt l’heure d’aller m’acheter un sandwich. Je n’avais pas faim, pas soif. Je n’avais pas encore utilisé mon stylo pour la moindre dédicace. Manque d’entrain certain. Pas le cœur.

Raffaella s’approche de mes livres et me dit : – bonjour Madame, on se connaît déjà, j’ai lu votre livre (elle pointait du doigt « retourne de là où tu viens »), je l’ai même passé à mes amies qui l’ont autant aimé que moi ». Elle avait vu les deux panneaux qui annonçaient ma dédicace et entendu l’annonce du magasin de ma présence à l’Espace Culturel et est donc venue à ma rencontre. Son regard timide, sa voix douce m’ont réveillée. Je lui ai expliqué mon absence et elle est repartie toute contente avec deux autres de mes livres sous le bras. Tout de suite après est arrivé un couple avec un petit garçon Kasey. Le papa me montre un album avec ses photos où il apparaît en figurine dans le film Star Wars. Il m’a dit dans un français teinté d’accent anglais « je suis comme vous, moi je joue au cinéma et vous vous écrivez, on est pareil ». Je lui ai répondu en riant « pas du tout, vous vous êtes mondialement célèbre et moi je suis une toute petite auteure ». Il m’a regardée en ouvrant des grands yeux : « vous avez écrit tous ces livres, avec les peintures aussi, pourquoi petite » ? Ils sont repartis avec mes livres et la promesse de nous revoir lors de leur retour cet été en vacances, ils habitent Londres. Magique ! Ma journée a pris un bel envol sur ces petits clins d’œil.

Une fois mon sandwich englouti, mon café bu avec plaisir, j’ai ri comme il y avait longtemps que cela ne m’était plus arrivé avec Giulia, une gamine haute comme trois pommes mais haute en couleur. Elle était accompagnée de sa grande sœur. Elle cherchait un livre pour l’anniversaire de sa marraine. « Un soir d’été en Sardaigne » était tout trouvé. Je la revois encore Giulia, exubérante, souriante, malicieuse… Je me suis reconnue au même âge. Je lui ai offert un marque-pages. – Pour moi ? ben oui ta marraine en aura un autre -. Elle est revenue une heure après, j’étais avec Elisa une jeune adolescente de 15 ans qui écrit déjà, je lui ai donné des conseils, lui ai promis de la suivre. Elle avait entendu parler à son collège de Ste Maxime de « retourne de là où tu viens » travaillé dans une autre classe de 3ème et est repartie avec. J’aperçois Giulia qui attendait patiemment et qui me tend le marque-pages : « vous ne me l’avez pas dédicacé » ? J’étais vraiment émue par ces deux petites étoiles brillantes qui illuminaient son visage. Ce petit bout de femme ira certainement très loin. Terence sera aussi gâté par sa mémé et d’autres encore jusqu’à la responsable des caisses qui voyait passer mes livres et m’apercevant en train de remballer mes affaires, s’est précipitée pour me demander quel livre elle pouvait acheter pour la fête de sa belle-maman. « La clé de l’embrouille » puisqu’elle aime les policiers…

Qu’en restera-t-il de tous ce moments d’émotion, d’échange, de promesses et de fous rires ? L’amitié s’en vient, s’en va. Mais le souvenir ne s’effacera jamais, il se bonifiera avec le temps, je n’en doute pas !

Toujours il en restera le goût sucré de la Vie.

mai 21, 2017 / ninannet

Salon jeunesse « Autour du livre »

« N’importe qui peut vous aimer lorsque le soleil brille. C’est dans les tempêtes que vous apprenez qui tient vraiment à vous » Citation populaire

Hier samedi, le salon jeunesse « Autour du livre » à St Maximin la Ste Baume a été un bon moment de convivialité et de franche camaraderie entre auteurs, depuis l’accueil café-viennoiseries, au repas du midi et aux crêpes de 16h.

L’organisation tripartite entre l’École privée Galilée, la Librairie Plein Ciel et l’Attaché à la Culture de la Ville, fut d’une grande maîtrise, chaleureuse et sans fausse note. De nombreuses mamans bénévoles se sont mobilisées pour canaliser l’énergie débordante de tous les enfants et les diriger vers les nombreux ateliers comme celui de calligraphie ou l’apprentissage du chinois par le dessin entre autres. Ambiance détendue mais très enrichissante. Entre deux activités, les élèves qui avaient travaillé toute la semaine sur nos œuvres, ne demandaient qu’à nous rencontrer et repartir avec un ou plusieurs livres en coups de cœur. Le dicton populaire dit que « la vérité sort de la bouche des enfants » et ces petits n’étaient que vérité. Ils savaient exactement ce qu’ils voulaient ou ne voulaient pas lire, les parents étaient tout écoute. Au fond l’essentiel n’est-il pas qu’ils lisent ?

Qui dit que les enfants ne lisent plus ? Pas les onze auteurs présents. Nous étions ravis. Nous étions en parfaite osmose élèves/auteurs.

Merci à Margot l’amie des bons jours où mon soleil brillait et qui dans ma tempête m’a toujours soutenue. Je lui dois d’avoir vécu cette merveilleuse journée, puisqu’elle m’a présentée à Virginie. Merci à Virginie qui m’avait fait confiance déjà lors du précédent salon, juste avant mon Accident. Merci à l’École Galilée qui va peut-être nous réserver d’autres belles surprises, tout comme la Librairie Plein Ciel. Et pour finir merci à l’Attaché Culturel qui nous a accompagnés toute la journée.

Comme à chaque séance de dédicaces, il y a la minute de bonheur. Cette fois ce fut grâce à une grand-maman Dominique qui cherchait un livre pour sa petite-fille de 4 ans. Je lui ai présenté « Gracieuse… » à partir de 6 ans. Elle a ouvert le livre,mms_img876653658 lu quelques passages, tourné d‘autres pages, lu d’autres passages et m’a dit : « je vous le prends parce que c’est très bien écrit, même pour les tout-petits il faut que ce soit bien écrit, sa maman le lui lira »… Merci Mamie Dominique.

St Maximin la Ste Baume, une ville dynamique qui pourrait servir de modèle à bien d’autres.

mai 14, 2017 / ninannet

Bon appétit !

A la douleur, il n’y a qu’elle, la résistance, des mots et du corps, que l’on peut opposer, plutôt que les sermons lâches et les lamentos larmoyants. La seule prière qui compte, c’est cette résistance ». de Ruwen Ogien

Pendant qu’un homme jeune voyait son Destin hors norme se mettre en marche, qu’accompagné de son épouse il était investi de la plus haute mission, celle d’être le Président de la République du plus beau pays au Monde,

nous déjeunions au bord de l’eau, pour ma première sortie après l’Accident, dans un cadre de rêve, dans ma ville aux rêves les plus fous, dans un optimisme accentué par la présence de ma voisine de table accompagnée de son charmant époux, des Niçois, adorables. Le hasard n’est jamais innocent, il provoque de belles rencontres. De fil en aiguille, nous avons fait connaissance et comment pouvait-il en être autrement, puisque nous avons découvert que toutes deux étions des Miraculées. La vie nous a rattrapées juste à temps, pour nous inviter à vivre ces pépites de bonheur !

Il n’y a pas de petits ou de grands miracles il y a des Destinées, n’est-ce pas Monsieur le Président ?

avril 17, 2017 / ninannet

Le bonheur en toute innocence

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« Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été » de Albert Camus 

La preuve par l’image (ci-dessus) d’un moment magique d’une journée souriante et bienheureuse, ce samedi à Cultura de Puget-sur-Argens. Le matin c’est la nouveauté « Gracieuse et Panache à la fête de l’école » qui a reçu un très bel accueil. Alors qu’en début d’après-midi la fatigue et les tensions sur mon bras commençaient à se faire sentir, est arrivée Mamie Béa accompagnée de son petit-fils Antoine qui a attendu patiemment le tome 2 « Gracieuse et Panache à la fête de l’école ». Son regard d’un bonheur toute innocence m’a envoyé l’énergie nécessaire pour tenir toute ma journée. L’être humain est ainsi fait que dans le feu de l’action menée avec passion et joie de vivre « au milieu de mon hiver j’ai retrouvé mon invincible été »…

Il y a eu des étincelles de bonheur comme la rencontre avec Patrick l’adorable et généreux amoureux de Marie qui m’a fait dédicacer « Retourne de là où tu viens » – à la Reine de Tiaret – … Tout un symbole ! Charlyne, Natan, Atea…

Pardon si je ne cite pas tout l’élan généreux et sincère des lecteurs qui ont fait honneur à mes romans. À 18h alors que le nombre de livres dédicacés était arrêté, que je commençais à ranger mes affaires, une dame s’est approchée et m’a dit « je n’ai pas pu arriver plus tôt, je peux quand même avoir une dédicace » ? Mais bien sûr ! Ce qui a obligé Coralie à compléter les bons d’entrée et sorties, ce qu’elle a fait avec sourire et gentillesse ! Je ne parle même pas d’Amélie et de son accueil si touchant, sourire et yeux brillants d’émotion de nous revoir. C’est Amélie qui m’a fait sortir de ma tanière pour cette première reprise de dédicace. Merci à toute l’équipe de Cultura.

« Le sourire fait fondre la glace, installe la confiance et guérit les blessures, c’est la clef des relations humaines sincères » de Voltaire

avril 14, 2017 / ninannet

Le Bonheur…

« Tout bonheur est une innocence » de Marguerite Yourcenar

Qu’est-ce que le bonheur ?

Un ciel bleu, un soleil caressant, une nature exubérante…

Mais aussi un regard, un mot doux, un sourire, une parole réconfortante …

Tout cela je l’ai vécu aujourd’hui… en toute innocence.

 Premières dédicaces de l’année… Premiers bonheurs… Premiers émois.

Demain sera un autre jour. Il y aura d’autres bonheurs, d’autres regards, d’autres sourires et d’autres paroles réconfortantes. Enfin je l’espère !

Pour cela je vous remercie de venir me rejoindre à Cultura de Puget-sur-Argens samedi 15 Avril de 10h à 18h, je vous présenterai le Tome 2 « Gracieuse et Panache à la fête de l’école ». Jolie surprise à glisser avec les œufs de Pâques…

Couv_fete

mars 29, 2017 / ninannet

Éloge de l’amour

« Dans l’onde toi devenu(e) – Ta jubilation nue ». de Mallarmé.

« Éloge de l’amour » de Alain Badioux

Le titre est attractif. Ah l’amour… Alors en faire l’éloge ! Je fonce !

Un regard sur la quatrième de couverture : « La conviction est aujourd’hui largement répandue que chacun ne suit que son intérêt. Alors l’amour est une contre épreuve. L’amour est cette confiance faite au hasard ».

Mais allons plus loin et plaçons le décor. Conversation entre un journaliste Nicolas Truong qui pose des questions sur « qu’est-ce l’amour… » au philosophe Alain Badiou.

Alain Badiou démarre fort en décortiquant les slogans de Meetic le site de rencontres. L’amour sécurité « ayez l’amour sans le hasard », l’amour sans chute « on peut être amoureux sans tomber amoureux », l’amour coaching « coatching amoureux »… qui finalement, pour lui, ressemblent fort à ce qu’étaient et sont encore les mariages arrangés par les familles. Il y revient régulièrement, Meeting l’agace visiblement dans son approche de l’amour et ses slogans trompeurs. Pour ma part Meeting comme « l’amour est dans le pré », comme les réseaux sociaux, est la résultante de notre société moderne sur fond de solitude.

Au début j’étais déstabilisée, hermétique aux affirmations un peu alambiquées de Alain Badiou. Peut-être est-ce dû aux questions du journaliste, après tout ! Je ne voyais pas où ils allaient me mener mais pas au point de me décourager. Il faut toujours aller au fond du problème, car l’Amour en est un, (il est tout aussi compliqué de vivre sans qu’avec), pour en découvrir les tenants et les aboutissants.

Puis peu à peu je m’enfonce dans une forêt dense qu’est cette joute entre le journaliste qui cherche à pousser le philosophe dans ses retranchements au point de lui faire avouer ses propres exigences et expériences. Puis on entre de plein pied en religion, le christianisme « une religion de l’amour «  et sa contradiction « Un amour agenouillé n’est pas pour moi un amour, même si parfois nous avons dans l’amour la passion de nous livrer à celle ou celui que nous aimons ». Puis un parallèle est fait entre la politique et l’amour « le problème politique est celui du contrôle de la haine et non celui de l’amour », le communisme et l’amour, l’amour au théâtre… Puis vient de plein droit « la fidélité » « l’amour toujours » « dans l’éternité ».

À ce stade de ma lecture, j’ai fait une pause. On connaît le slogan (terre à terre) « la cuisine qui retient les maris qui se débinent ». Mais tout en m’activant aux fourneaux, ma plaque électrique pour être plus précise, je repensais à tout ce que j’avais lu. Et j’avoue que je ne m’y retrouvais pas. C’est un peu le piège que nous tendent les philosophes, nous imposer des questionnements qui ne correspondront pas forcément à leurs réponses. Le maître et l’élève.

À la reprise de ma lecture, là je n’ai plus lâché. Ça commençait à me passionner. Enfin parler simple pour dire vrai et partager ce qu’enfin aimer représente et veut dire.

« Il y a un travail de l’amour et non pas seulement un miracle. Il faut être sur la brèche, il faut prendre garde, il faut se réunir avec soi-même et avec l’autre. Il faut penser, agir, transformer. Et alors oui, comme la récompense immanente du labeur, il y a le bonheur ».

J’ai beaucoup apprécié le passage « …entre l’intensité que la vie acquiert… sous le signe de l’Idée… ma vie a trouvé l’accord musical qui en assurait l’harmonie. » (page 64 et 65). Et pour clôturer : « quel prix a payé l’amour pour l’apparent triomphe de sa liberté » ?

J’avais truffé l’opus de post-it et je n’en ai relevé que quelques uns… Sinon j’aurais dû réécrire « Éloge de l’amour » de Alain Badiou, qui foisonne de vérités et de contre-vérités. À chacun d’y faire son marché !

 

 

mars 26, 2017 / ninannet

Gracieuse et Panache, Tome 2

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« On voit à la démarche de chacun, s’il a trouvé sa route. L’homme qui s’approche de son but ne marche plus, il danse » de Friedrich Nietzsche (Merci Alain Tremiseau)

Ma démarche a été plus que titubante, parsemée d’embûches, de souffrance et de doutes. Six mois déjà. Six mois à rattraper, non le temps ne se rattrape pas, il se vit bon gré, mal gré.

Puis s’infiltre la petite lumière au bout du chemin, celle qui ne nous éclaire pas encore tout à fait mais qui nous oblige à redresser la tête et à aller à sa rencontre. Le courage reprend, les gestes redeviennent presque automatiques, tout du moins on s’en persuade pour avancer, toujours avancer vers cette promesse de la tâche à terminer.

D’un pas de deux, d’un pouce hésitant (dommage collatéral) j’ai repris mes pinceaux, ma plume et me voici libérée de « Gracieuse et Panache à la fête de l’école ».

Tout dans ce petit conte pour enfants de 6 à 8 ans est l’illustration de cette citation de Nietzsche. Puisse-t-il faire le bonheur de nos chers petits que je vais très bientôt retrouver en dédicace.