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mars 4, 2021 / ninannet

La petite fourmi ouvrière

Bonjour mes amies et amis. Un bonjour de réflexion en ce jeudi.

Ces jours-ci il est beaucoup question de maisons d’édition (ME), d’autoédition (AE). De trop de livres qui tuent le livre.

Cette pandémie a révélé la lecture à des lecteurs qui n’ouvraient jamais un livre par manque de temps ou d’envie mais aussi des auteurs qui ont profité de ce temps mort pour publier.  De bons lecteurs ? De bons auteurs ? Y a-t-il de bons ou de mauvais lecteurs/auteurs ? Qu’en restera-t-il lorsque tout rentrera dans l’ordre ? Que l’on préfèrera courir sur les plages, glisser sur la neige, arpenter les sommets, voyager, aller au restaurant, au cinéma, au théâtre ? Mais une voix me dit « l’un n’empêche pas l’autre, le besoin d’évasion, de rêverie, d’humour dans la vie de tous les jours est vital et pourrait être une découverte pour beaucoup. Aussi, on continuera à écrire et à espérer être lu ».

Ces jours-ci, donc, j’apprends qu’un auteur multimillionnaire en exemplaires de livres vendus, quitte sa ME qui l’a fait auteur, lui a donné sa chance, pour se lancer lui-même dans l’édition. Diable comment se peut-il ?  Est-il en train de scier la branche sur laquelle il est assis ? De cracher dans la soupe ? Pour ne pas le nommer il s’agit de Joël Dicker, un suisse qui a obtenu le prix Goncourt des Lycéens et le Grand Prix du roman de l’Académie française. Ce n’est pas rien ! C’est tout à son honneur puisqu’il ne quitte pas les Editions de Fallois, dont le père créateur Bernard de Fallois est décédé il y a trois ans, pour le plus offrant mais pour voler de ses propres ailes. Faites vos jeux, rien ne va plus.

Il se dit que Joël Dicker est un entrepreneur. Il a lancé une société de Conseil et de Marketing. Il a donc déjà un pied dans la place de cette lourde machine de l’édition. Et Il saute à pieds joints dans l’édition ! Bravo ! Souhaitons-lui bonne chance.

Et nous autres, les petits téméraires, nous continuerons à gratter notre plume sur la page blanche en vibrant à chaque mot écrit, en vivant par personne interposée le destin de chacun de nos personnages, de nuit comme de jour,  en nous étonnant en relecture d’avoir pu transcrire nos émotions, en doutant, en nous remettant toujours en question, en nous réjouissant sincèrement et avec bonheur des marques d’estime que nous recevrons de-ci, de-là.

La petite fourmi ouvrière dans cette immense jungle de gros sous.

février 27, 2021 / ninannet

Voulez-vous entrer dans ma danse ?

Bonjour mes amies et amis. Tout d’abord je voudrais vous remercier pour vos belles réactions et l’envie d’être toujours là à mes côtés.  Merci pour tous vos partages. Pour moi c’est une belle récompense. Je savais que vous aimeriez  « Danser avec mes héroïnes ».

Un auteur écrit parce qu’il a besoin de s’exprimer.  Beaucoup pensent que c’est un exutoire. Probablement!

J’ai découvert l’écriture sur le tard. Par le plus grand des hasards. Elle était dans le tréfonds de mon moi. Insoupçonnée. Ignorée.

Je pense que la Vie nous distribue des cartes mais qu’elle se garde bien de nous donner les règles du jeu.

Et c’est là que le Destin intervient. C’est là que sautent tous les verrous, d’instinct !

Il faut oser ! Mais comment oser ? Et surtout pourquoi oser ?

Lorsque j’écris pour les adultes et à fortiori lorsque j’écris pour les enfants, je voudrais susciter des questionnements, des réactions. Et par-delà même rassurer, planter des fleurs d’espoir, de renouveau. Cela paraît si simple ! Mais souvent je suis effrayée en imaginant le lecteur en train de me lire. Le doute m’envahit inévitablement. Je me demande à chaque fois pourquoi va-t-on me lire moi ? Alors qu’il y a tant de livres publiés chaque jour, encensés par leurs maisons d’édition.

Moi la plume isolée, solitaire, vais-je plaire ? Vais-je arriver à convaincre que Le Bonheur existe ? Qu’il faut juste avoir le courage de lui tendre la main ? Tout au long de mon existence je les ai cherchés ces petits Bonheurs ! Je les ai vécus à fond ! Je les ai pleurés lorsqu’ils m’ont quittés. Mais sans eux ma Vie n’aurait eu aucun sens. Je le sais aujourd’hui avec le recul. Les cartes seraient restées lettre morte dans mes mains, alors j’aimerais les redistribuer avec le récit de ces « fragments-sens-de-vie » de toutes ces femmes courageuses qui m’ont tenu compagnie de jour comme de nuit.

Ce livre sera disponible d’ici quelques jours. Merci encore.

février 21, 2021 / ninannet

Voulez-vous Danser ?

Bonsoir. Me voici de retour après un week-end studieux, week-end heureux. Week-end dans ma bulle de mots, de sentiments exacerbés, d’émotion à fleur de peau, de joie de vivre conjuguée à tous les temps : hier, aujourd’hui et demain ? Pourquoi attendre demain pour être heureux ? En ces temps troublés, de doutes et d’inquiétudes, j’ai voulu vous raconter le destin de 19 femmes que rien n’arrête. Pour le Bonheur de l’Autre, des Autres. Aimer et être aimée. Leur hardiesse, leur témérité, leur sensibilité, leur audace, leur courage bousculent tous les codes du politiquement correct.

Ce W.E. j’ai mis la touche finale à mon recueil de nouvelles et poésies : Voulez-vous danser ?

Envoyé à l’imprimeur accompagné du BAT (Bon à Tirer) signé, il sera disponible dans quinze jours.

Je voudrais remercier Francis Hérault qui l’a apprécié et m’a vivement encouragée à l’éditer. L’avis du lecteur est le moteur de l’auteur. Merci de réserver le meilleur accueil à ces femmes qui vous transporteront dans leur monde où le rêve devient réalité.

février 15, 2021 / ninannet

Adieu Ginette

Je voudrais rendre un vibrant hommage d’amour et de gratitude à Ginette.

Ginette est partie rendre visite aux anges. Ange elle-même parmi les anges. Une sainte femme.

Partir le jour de la Saint Valentin, n’est-ce pas un signe ?

Nous avons fait la connaissance de Ginette et Michel à notre arrivée à Saint Raphaël en février 2002. Nous venions d’aménager et se faire accepter dans le Var, nous les étrangers… les parisiens… les envahisseurs quoi ! Ce n’est pas chose aisée.

Nonobstant, Ginette et Michel ne s’occupaient guère de ces considérations. Ils nous ont tout de suite souhaité la bienvenue. Ils nous ont ouvert toutes les portes, celles de leur jardin, de leur maison et de leur cœur. En toute générosité ; sans contrepartie.

Ginette, la main verte, préparait des boutures et venait les planter ici ou là dans mon jardin. Le lilas, le noisetier, des hampes fleuries dont je ne sais plus le nom et dont elles m’avaient donné les graines, c’était Geneviève.  Lorsque mes rosiers dépérissaient, elle me les sauvait.

Michel, les doigts d’or, venait nous assister au moindre problème domestique. Serviable et corvéable à merci. Ne cherchez pas de voiture dans son garage, c’était la caverne d’Ali Baba. C’était notre Géo trouve-tout. Il trouvait une solution à tous nos problèmes à l’extérieur comme à l’intérieur. Il lui restait toujours la petite vis, le petit cliquet  introuvable dans le commerce… Un génie !

Ils étaient ainsi avec tout le voisinage. Ils étaient respectés de tous.

Ne sachant comment les remercier, je leur apportais mes gâteaux, mes plats préparés, mon couscous, ma pizza. Ginette en raffolait. Elle était d’une humeur toujours égale.

Quelques années plus tard, lorsque j’ai commencé à écrire, Ginette grande lectrice, était la première à recevoir en cadeau mon « bébé » dédicacé.  Elle aimait mes livres et me le disait avec beaucoup de pudeur, sans trop de paroles. Ses yeux, ses sourires, ses remerciements m’allaient droit au cœur.

Puis Ginette est tombée malade. Petit à petit elle a commencé à décliner. Michel, un trésor d’amour, un puits sans fond d’amour, s’en est occupé en total dévouement. Lorsque je voyais l’ambulance devant leur porte, je sortais en courant pour les encourager. Des allers/retours à l’hôpital, Ginette ne se plaignait jamais. Elle gardait sa foi en la vie.

Lors de notre dernière conversation dans son jardin où j’allais passer une petite heure à côté d’elle, elle m’a dit « je ne trouve plus d’intérêt à vivre ballotée entre l’hôpital et la maison, avaler tous ces médicaments. Dites-moi à quoi bon tout ça ». ? Malgré notre amitié, elle ne voulait pas me tutoyer. Elle n’osait pas. Ce n’était pas dans  son éducation.

Geneviève a continué à lutter quand même. Michel à ses côtés. Un excellent tandem ! Des Amoureux de Peynet.

Hier le téléphone a sonné. Leur numéro s’est affiché. Une alarme s’est mise en route dans ma tête. J’ai tout de suite compris.

Il nous reste Michel.  Nous serons toujours là, de jour comme de nuit, je vous le promets Ginette.

Ginette, ma grande sœur d’amitié, je ne vous oublierai jamais. Jamais. Jamais.

février 14, 2021 / ninannet

L’Amour toujours

Un bonsoir un peu troublé. Voilà une journée qui s’achève et qui ne me laissera aucun souvenir. Et pourtant c’était la journée des Amoureux, la fête de l’Amour. Pour certains  c’est une fête commerciale, pour d’autres c’est la fête des premières Amours… ou de nouvelles Amours.

Oui mais La Saloperie de toutes les saloperies est passée par là. Elle, c’est une tue-l’amour ! Mais elle ne tuera pas mes merveilleux souvenirs d’autres 14 Février. Une année sans, après tout, ce n’est pas dramatique ! 

Je n’ai pas voulu que comme chaque année, cette journée symbolique soit une journée extraordinaire. Comment accepter de jouer la partition du parfait bonheur quand tant de gens souffrent, tant de couples ont été décimés ou ne pourront se revoir en cette journée de l’amour. Les mots me manquent pour parler d’Amour. 

Mais qu’est-ce que l’Amour au fond ?  Quelques bonbons partagés à deux les yeux dans les yeux. Un tout petit cadeau, une fleur. Une phrase balbutiante pour dire « je t’aime et je t’aimerai toujours ». Des bisous, des câlins, des douceurs, des regards, des cœurs qui battent à l’unisson, un chemin où l’on regarde ensemble droit devant. On se jure « à la vie à la mort » sans trop savoir qui de l’une ou de l’autre l’emportera. On y croit ! Alors la fièvre, la flamme, les folies de l’Amour l’emportent sur l’adversité. À tout âge. En partage.

L’Amour en l’an 2021 évolue dans un monde étrange. « Je t’aime, un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout ! Pas du tout… mais si un  tout petit peu ». La peur au ventre, les souffrances, le visage masqué, les rues désertes, la pluie, les inondations, la neige. Tout va de travers.

Mais l’être humain a des facultés de rebondissement insoupçonnables. Les beaux jours reviendront et prendront les couleurs de l’arc-en-ciel.

Je prends date pour que l’an prochain nous fêtions tous ensembles et en harmonie une Saint Valentin arrosée de Bonheur. Nous danserons joue contre joue jusqu’au bout de la nuit, cœurs chavirés par l’Amour, l’amour, l’Amour, dont on parle toujours.

février 13, 2021 / ninannet

Allo Docteur ?

Bonjour à toutes et à tous. Aujourd’hui c’est samedi. Je ne travaille pas (oui, oui, écrire un roman c’est du travail. Il n’y a qu’à demander à mon mari qui ne me voit pas assez à son goût. Toujours dans ton bureau, râle-t-il !). Je me mets sur OFF.

Donc depuis ce matin, je batifole par-ci, par-là sur les réseaux. Rends visite ou poste un commentaire quand le sujet me gratte ou m’inspire et c’est le cas tout de suite.
Mon amie Olivia, vante les mérites de son médecin. Ça tombe bien, j’en cherche un désespérément !  Un vrai !

Le mien, médecin trouvé après 3 autres partis successivement à la retraite, est encore assez jeune et tout risque de départ à la retraite est écarté.

À ma première visite pour me refaire une ordonnance pour mes os (renouvelable tous les 6 mois) Exit la petite blouse blanche avec son petit liseré bleu et sa petite poche, le stéthoscope autour du cou, la balance qui attend sous la fenêtre, le tensiomètre… de ses prédécesseurs. Le visage poupin, en jean au ras des fesses, un petit bourrelet fort sympathique autour de la ceinture et tee shirt blanc, il m’accueille d’une jolie courbette, une main dans le dos, tel un maître d’hôtel pour vous désigner votre table, là c’est la chaise…  face à son bureau. Véridique ! À chaque renouvellement d’ordonnance même protocole. 26 euros. Au-revoir Madame.

Il y a 3 semaines, rebelotte, courbette. Une fois assise, il tend son bras « bonjour Madame, vous avez la carte vitale » ? « Yes Sir » !!! Quelques minutes de silence et sans lever la tête, d’un ton monocorde « que vous arrive-t-il » ? « Ben… j’ai une douleur dans la fesse… » pas eu le temps de finir ma phrase fesse gauche ou droite, que déjà il me diagnostiquait un nom bizarre. Je lui demande « en clair, c’est une sciatique » ? Je le savais déjà merci Google. « Oui c’est à peu près ça marmonne-t-il ». Et hop une ordonnance pour Doliprane (il doit avoir des actions dans ce laboratoire, il en prescrit systématiquement me raconte mes voisines hilares. Ah les mauvaises langues !) Et Miorel. Je lui demande c’est quoi ce Miorel ? « Un relaxant musculaire ». Puis là il me regarde (chouette !) : « je peux vous prescrire des séances de kiné ». Oh mais il parle sans qu’on lui pose des questions, c’est sans doute mes beaux yeux… Mais bien sûr ! Prescrivez ! Et enfin pour finir en toute convivialité, il me tend son-boitier-tiroir-caisse-pour-CB : 26 euros. Détache le ticket et me l’offre royalement ainsi que les 2 ordonnances, au-revoir madame, me raccompagne dans la salle d’attente et le voilà parti pour la prochaine courbette. Le tout en un peu plus de 5’. Il ne m’a jamais pesée : taille mannequin ; jamais auscultée : pas de peines de cœur ; jamais pris la tension : nerveuse moi ? Noooon. Épanouie… En un mot je ne présente aucun intérêt, mis à part la petite note de 26 euros. Circulez il n’y a rien à voir.  

Je ne suis pas passée chez le pharmacien, ni chez le kiné. Aujourd’hui ma douleur à la fesse est partie mystérieusement comme elle est venue. Du vécu, au mot près. Je vais aller marcher un peu. C’est bon contre la sciatique. Allo Docteur ?

février 7, 2021 / ninannet

Chroniques chaleureuses et encourageantes

Un bonheur ne venant jamais tout seul,

Après la chronique longue et élogieuse de Francis, lecteur de l’Hérault au sujet de mon recueil de nouvelles et poésies, en cours de réédition, disponible sous trois semaines,

Après la jolie carte de voeux reçue de Mathilde, ma petite-fille de cœur, rencontrée en dédicace et qui est passionnée par la saga des « Gracieuse et Panache… » contes pour enfants 6/8 ans,

Voici reçu la chronique d’une lectrice/amie de Roumanie, Anica, sur mon roman « À l’assaut du bonheur » :

« Chers amis, il y a quelques jours, j’ai reçu un des livres écrits par Annette Lellouche,
une personne admirable, que j’ai rencontrée sur LinkedIn et ensuite sur d’autres réseaux sociaux. Des fragments publiés, que j’ai eu la possibilité de lire sur des sites, j’ai tiré une conclusion claire: Annette a un style attractif, un vocabulaire vaste et l’optimisme qui ressort de partout ne fait que rajouter de la plus-value à sa création littéraire. Plein de ses récits on les racines dans la vraie vie. Je n’ai pas encore fini « À l’assaut du bonheur », mais je pense de plus en plus qu’il faudrait lire tous ses romans.
Elle est aussi peintresse et sa finesse à côté de son grand cœur font d’elle une personne formidable.
Vous pouvez la retrouver sur : http://a5editions.frhttp://ninanet.vip-blog.com
Je vous félicite, Annette, et je vous remercie pour votre amitié !
Chaleureusement, Anica »

En attendant de pouvoir reprendre le chemin des dédicaces à la rencontre de mes lecteurs, ces chroniques très encourageantes, sont très importantes pour nous auteurs qui sommes un peu isolés, Covid oblige.

février 6, 2021 / ninannet

Un Parfum de Bonheur

Face aux tombereaux de faits divers déversés sur la place publique où le sordide côtoie l’abjection,

J’ai envie en ce début de week-end de vous présenter « mon Parfum de Bonheur » du jour.

J’ai surtout envie de mettre à l’honneur Virginie, une maman qui un samedi, il y a quelques années, accompagnée de sa fille Mathilde 4 ans ½, s’est arrêtée devant « Gracieuse et Panache sont amis », l’a feuilleté en l’expliquant à Mathilde et pour finir est partie avec me promettant un retour. Ce genre de situation je l’ai vécu un nombre incalculable de fois, avec des promesses tenues ou pas.

Mais là l’Exceptionnel s’est produit. Mathilde, de Gracieuse en Gracieuse est petit à petit entrée dans ma vie pour devenir ma petite-fille de cœur.

Ce Noël j’étais vraiment triste de ne pas avoir reçu sa carte de vœux (faite de ses petites mains et de son imagination).  Je m’y étais tellement habituée ! C’était un manque mais je n’ai pas osé relancer. J’ai pensé, pour positiver, qu’elle avait grandi, qu’elle était passée à autre chose. Et j’ai eu tort, pour mon plus grand Bonheur !

Le facteur a glissé un trésor dans ma boite aux lettres. Mathilde toujours aussi créative m’a dessiné une jolie carte de vœux. Et quelle carte ! Très symbolique avec sa couronne des rois, son petit cœur et ses quelques mots écrits de sa main.

Une enfant entourée de parents aimants, d’une maman telle que Virginie toujours présente et à l’écoute,  ne peut que grandir dans un épanouissement total.

Alors ce matin, en vous partageant mon Parfum de Bonheur, je fais un vœu, celui de rencontrer en « vrai » Mathilde en 2021.

Depuis cette dédicace, il y a cinq ans, je n’ai jamais revu Mathilde. Les aléas de la vie. Même si maman Virginie m’a envoyé sa photo, je veux la voir, lui parler, l’entendre rire.

Aimer et être aimé, c’est le sel de la Vie.

Carte de voeux Mathilde 2021
février 4, 2021 / ninannet

Un bol de rire ?

Bonjour tout le monde. Ras le bol des mauvaises nouvelles et des esprits chagrins ! « Je veux de l’amour, de la joie, de la bonne humeur »… Bienvenue dans ma réalité »… Merci Zaz.

On va s’en sortir, puisque je vous le dis !

Savez-vous qui pourra nous venir en aide ? Nos amis aux quatre pattes. Non, non je n’ai pas perdu la tête. J’ai vu à la télé des dresseurs de chien en Allemagne, à Hanovre plus exactement, dans une clinique entraînent des chiens renifleurs qui arrivent à détecter des malades du Corona. Symptomatiques et asymptomatiques. À Bordeaux également. La science avance à quatre pattes !

Cela me rappelle un voyage organisé pour aller aux États Unis. À l’aéroport de Miami, des chiens renifleurs (à la recherche de drogue) remontaient la file de voyageurs dans l’attente de passer la douane. Puis un chien s’est arrêté net devant le couple qui me devançait. Tout de suite les policiers sont accourus, je ne vous raconte pas le désordre, le cercle autour du malheureux couple qui ne comprenait pas ce qu’il lui arrivait. La fouille pour trouver… des bananes. Eh oui il est interdit de rentrer des plantes ou des fruits aux USA… Ça marche ! J’espère vous avoir fait sourire. « L’amour, l’amour… » chante Mouloudji pendant que mes doigts s’affolent sur le clavier de l’ordi.

janvier 25, 2021 / ninannet

Entrez dans la danse

Bonjour à toutes et tous. Après tous nos échanges anxiogènes sur la Covid et sur le « probable » hypocrite et indéniable confinement tant prévu et annoncé pour mercredi, on se pose un peu. Les mots qui tuent, on oublie.  À chaque jour suffit sa peine. Aujourd’hui je suis tout allégresse et allez je l’avoue, très fière. Alors, pour vous, j’ai décidé de traverser pour aller sur l’autre rive, là où m’attend une très belle déclaration. Je vous laisse la découvrir, même si c’est un peu long, svp lisez-la jusqu’au bout ; ça m’a mis du baume au cœur et l’envie d’aller toujours plus loin. Partagez mon rêve. Merci Francis Herault.

COMPTE RENDU DE LECTURE  » ENTREZ DANS LA DANSE  » PAR ANNETTE LELLOUCHE UNE PASSEUSE DE RÊVES. POUR MOI, CLAIREMENT SON LIVRE LE PLUS PASSIONNANT.

C’est toujours mieux la première fois…

Avoir tardivement changé de vie pour découvrir et se découvrir une nouvelle vraie raison de vivre constitue au fond un vrai cadeau du ciel quand bien-même la volonté personnelle y contribuerait fortement.

D’abord un aveu : depuis mon adolescence, le Spleen de Paris de Baudelaire est un de mes livres de chevet, j’adore cette succession de petites histoires poignantes, le génie en moins j’apprécie aussi Alphonse Daudet et ses Lettres de mon moulin, il reste toujours des leçons à tirer de cette succession d’aventures humaines.

Chacune des histoires racontées par Annette dégage une leçon de vie, on songe à La Fontaine, un clin d’oeil lui est fait dans le livre, suivi joyeusement par bien d’autres.

Je ne prise guère peu importe le talent d’écriture les sagas interminables où l’on finit au bout du compte par perdre les personnages de vue, après tout les Misérables sont entièrement écrits dans un volume de mille pages, ce n’est pas une suite littéraire s’étirant sur 15 ou 20 ans.

L’irruption de notre amie Annette dans un univers faisant à son échelle bien sûr une synthèse des trois modes d’expression que je viens d’énoncer portés par trois grands noms, Baudelaire, La Fontaine surtout, Daudet nettement en retrait, pouvait sembler à priori  » culturel  » , lourdement symbolique, bien trop risqué pour tout dire.

Eh bien non pas du tout, ce livre coup de poing et coup de coeur est le plus captivant qu’elle ait  » réalisé « , je me rends compte que j’use d’un mot qui évoque fortement le cinéma.

J’ai déjà eu l’occasion de dire que notre amie de Saint-Raphaël allie à son talent d’écriture toujours recherché malgré un souci de faire simple, une vision cinématographique de la trame de ses romans, et ce à deux niveaux et elle les utilisera parfaitement dans cette plongée dans les entrailles humaines.

D’abord choisir les sujets abordés, choisir les personnages, le reste est talent d’écriture, puis aussi bien dans le registre intimiste que dans l’action souvent exaltée qui n’est que l’urgence de vivre, faire » danser  » ses personnages, leur donner vraiment vie, le titre du livre est tout sauf un hasard.

On reconnaît entre mille un roman d’Annette à deux faits qui constituent un lien continu maintenu contre vents et marées : d’abord portraitiser ses personnages au plus profond des vérités psychologiques, ensuite un credo résumé ainsi « Le désespoir est une sottise absolue »

Non pas que notre romancière soit insensible aux charmes de la Nature, de l’Univers, du monde floral, de nos amis les Animaux, sa nouvelle saga sur Gracieuse et Panache suffit à attester du contraire, simplement Annette est amoureuse du genre humain, à l’instar de Raymond Aron  » elle ne veut jamais désespérer d’aucun homme  » bien qu’elle n’ignore rien des difficultés de la vie, d’un handicap, d’un évènement qui fait basculer une existence, bref que l’Histoire est tragique selon la formule bien connue.

Mais la vie sans combat étant illusion, Annette nous offre des armes de combat qui rehaussent la dignité humaine, ses héros sont positifs, de vrais exemples qui viennent par bonheur percuter les fausses idoles d’aujourd’hui, pour ne pas dire bien pire…

De même, ce n’est pas un hasard si compte tenu de son équation personnelle, l’écrivaine éprouve le besoin atavique d’inscrire sa succession d’histoires – la sienne aussi parfois je vais y revenir – dans une succession, d’espaces, de lieux, de communautés qui ont tous un rapport avec  » les petites gens « , mots pris bien sûr au sens noble du terme.

On sait que le cinéma constitue pour Annette une vraie passion , les allusions à Léonardo di Caprio, Pretty Woman pourraient là-aussi relever d’un effet de style facile, or pas du tout, pourquoi ?

Tous simplement parce que notre amie sûre de son sujet met sa mise en scène au service de son histoire, on aimerait bien retrouver plus souvent des auteurs qui ne se perdent pas en route.

Dans son parti pris magistral, qui est celui de l’émotion, quitte à nous prendre parfois malicieusement à contre-pied, Annette joue toujours de la distance idéale, sa description ( Les deux ânes par exemple ) pour poétique qu’elle soit reste fluide, courte si on veut, mais c’est pour mieux laisser l’émotion gagner puis nous  » envahir  » doucement.

Je n’en reviens pas de voir pour une première œuvre une telle maîtrise dans l’ampleur concernant la fusion idéale entre le sujet traité et les personnages souvent des battus de la vie mais à qui le rêve n’est jamais interdit.

Les occasions manquées, les espérances envolées n’équivalent jamais à un bonheur impossible, le dicton  » Qui sait tout souffrir peut tout oser  » de Vauvenargues pourrait bien constituer chez Annette un fil conducteur éternel.

Dans cet univers où rien n’est jamais acquis, la référence à des héros positifs , relevant de l’imaginaire populaire a force de loi, Zorro, Tarzan, Bayard ou plus près de nous James Dean.

Je le répète à dessein, un destin contraire (lire la saga de Pépé Charles) quand on possède l’élégance du cœur n’est jamais définitif, on voit là un portrait personnel d’une personne parfois désenchantée mais qui a toujours foi dans la vie et l’avenir. La religion n’est pas évoquée, mais on peut se demander si notre amie ne croit pas un peu en l’existence d’une justice immanente.

Une partie du mystère est levé dans le chapitre 13 Cassandre, celui ou lequel Annette se dévoile ou plutôt se décrit, je cite page 123,  » Où va- t-on si Anna (Annette visiblement) devait rendre compte de son imagination délirante, de sa liberté d’expression, et de ses rêves sans compromission » ? Là-aussi, le lecteur non averti, non informé sur ce que fut la vie de notre amie ne peut aller au bout de la compréhension.

Ce passage constitue un des nombreux moments forts du livre car Annette, rien de moins évident ,parvient à la fois à maîtriser le processus de création littéraire, elle fait  » danser  » les mots devant elle tout en nous parlant d’elle-même mais avec la pudeur nécessaire.

Donc il nous faut allier l’admiration pour la création à l’identification pour Anna-Cassandre sans être  » largués  » en raison de la part de mystère de l’auteur dont la pudeur en dépit d’un caractère bien trempé vient cogner en permanence à notre cœur.

Annette nous fait la courte échelle, son talent ne dépend que d’elle mais parvenir à devenir  » un passeur  » pour rendre tangible une identification à sa propre vie va au-delà du talent, une relation quasi médiumnique au sommet de sa magique intensité.

Là aussi, impossible d’attribuer au hasard le fait qu’il est question de  » médium  » dans le livre Fernand dont la relation improbable avec Marina vaut à elle seule le déplacement ou plutôt la lecture, selon qu’on parle de cinéma ou de littérature.

On lira aussi avec un pincement au coeur quelques épisodes étrangement prémonitoires qui devaient quelques années plus tard cogner à la porte d’Annette. Le Destin est ainsi parfois…

J’ai lu ce livre presque d’un seul jet, il est rare de voir une auteure qui sans le savoir voici 11 ans nous livrait des clés essentielles pour affronter les mauvais temps dans lesquels nous rentrons.

L’époque que nous vivons entérine bien malgré nous mais il arrive que le Bien émerge du Mal la nécessité d’artistes peu importe leur spécialité qui nous parlent d’espoir.

La lecture terminée, on a la volonté têtue de croire encore en quelque chose, tout cela fait du bien et même plus que cela.

Annette c’est la certitude que le bonheur sera toujours possible.