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mars 22, 2016 / ninannet

Émotion à Cuers

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« Il n’y a pas d’âge pour donner de l’amour à son prochain » (de moi)

Pour la première fête du livre à Cuers, un sans faute.

Cuers est une ville d’un peu plus de 10.000 habitants. Toulon est à 20 Kms de là.

Les Cuersois sont venus en famille et en nombre. Les Toulonnais aussi. Le printemps nous a un peu boudés, ciel nuageux mais cœurs vaillants…

Les auteurEs ont été accueillies avec une jolie rose, elle-même agrémentée d’un ruban et d’une petite coccinelle porte bonheur. Lorsque la rose sera fanée, il me restera la petite coccinelle en souvenir. Un café, des petites douceurs à l’arrivée. La salle est très claire, vaste. Les tables, mises à notre disposition, grandes et nappées de jaune et orange. Des sourires, des retrouvailles entre auteurs, des bénévoles super accueillantes. Un plateau repas complet et de qualité offert le midi. Du jus d’orange et petits fours à 16h. Voilà les bons ingrédients pour réussir une fête du livre. Et elle fut très réussie en tout cas en ce qui me concerne car j’ai rencontré de nouveaux lecteurs et des enfants adorables.

Et comme dans tout salon du livre il y a toujours l’étincelle magique, je vous raconte :

Vers 17h, j’étais un peu fatiguée, le bruit, les échanges… Un petit papi, tout de noir vêtu, avançant aidé de sa canne, s’est approché de ma table. Un regard doux que je n’oublierai pas de si tôt. Très gentiment il m’a demandé « alors qu’est-ce vous racontez, vous » ? Je lui ai répondu un brin taquine « et vous, vous lisez quoi » ? Il m’a répondu avec panache « oh moi je lis de tout, pour « mes vieux ». Là j’ai ouvert des grands yeux. Était-ce une plaisanterie « ses vieux » ? Il s’est penché pour se rapprocher de moi, nos fronts se touchaient presque et il me dit avec un regard plein de vitalité « je vais vous faire une confidence, je m’occupe de « mes vieux », une maison de retraite où je passe des après-midis à leur conter des histoires. Je sens que je vais faire des heureux avec ça. Ça, ce serait très bien, pointant du doigt ma trilogie provençale jeunesse».

Il a voulu que je lui raconte un peu l’histoire du château du Puy sur la couverture de « Gustave ». Puis du grand-père. Il voulait tester ma passion. Et moi qui suis bavarde, vous le savez depuis longtemps, je serais incapable de vous dire le temps que nous avons passé à converser comme si on préparait la séance de lecture et de conte… Il était sûr que ça plairait « à ses vieux » et chaque fois qu’il disait « mes vieux »  il y avait tant d’amour dans sa voix et moi j’avais l’émotion qui me prenait à la gorge…

Il m’a promis de m’écrire…

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