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février 7, 2016 / ninannet

Partie…

  • Les dimanches se suivent et ne se ressemblent pas. Aujourd’hui il pleut dans mon cœur pour un dernier adieu, mais ne restera dans ma tête que du soleil pour mon amour pieux.
  • Par ce dimanche gris et pluvieux,
  • par ce dimanche en dernier adieu,
  • nous étions réunis, les cœurs en berne
  • dans ce ciel grave, gris et terne
  • Ils étaient là
  • moi pas, papa.
  • J’étais partie, chez nous, avec toi
  • en écho, dans tes mots et ta voix.
  • Partie dans mon enfance
  • où je te faisais confiance
  • Dans mes beaux souvenirs
  • dans mes profonds soupirs.
  • Dans mes rages lorsque tu te détournais
  • dans mes pleurs lorsque je te revenais
  • dans mes pudeurs lorsque je te racontais
  • dans nos pensées que personne n’entendait.
  • Partie me consoler dans tes bras
  • qui ne m’ont hélas jamais serrée,
  • à ton regard ils avaient délégué
  • ton amour, ton langage de papa.
  • Le vent souffle, le ciel est très bas,
  • Est-ce toi qui appuies fort dessus
  • pour nous dire que tu es toujours là
  • Bizarre, tu le sais que je l’ai toujours su.
  • Il me faut repartir et seul ici te laisser
  • dans ta demeure de marbre ambré
  • d’où tu ne pourras jamais t’échapper
  • Mais partout avec moi je t’emmènerai
  • Te ferai partager mes joies, mes peines
  • mes secrets, mes dérives, mes haines,
  • mes peurs, mes doutes, mes soupirs
  • et me ressourcerai à nos souvenirs
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4 commentaires

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  1. Ecrit-Libriste / Fév 7 2016 3:48

    Bien sûr, il y a ce vide irréparable qu’on ressent et cette fatalité avec laquelle on ne peut lutter (juste la subir) mais, il y a surtout un cœur brisé et comme réduit en cendres, qui nous dit sa douleur.
    Je trouve ce poème d’autant plus émouvant que sa musique nous atteint dans sa tragique beauté.
    On vit votre tristesse, à vous lire.

    • ninannet / Fév 7 2016 8:42

      Merci pour votre belle analyse. En effet ma tristesse est inconsolable. Nous étions fusionnels sans jamais se dire qu’on s’aimait. Seuls nos yeux s’exprimaient. Et naïvement je croyais que j’avais un papa pour toujours.Bonne soirée.

      • claudecolson / Fév 25 2016 4:22

        On a en effet tendance à croire immortels ceux qu’on aime.

      • ninannet / Fév 26 2016 8:01

        Oui c’est vrai. Mon papa n’a jamais été malade et il est parti en 3 jours à l’âge de 92 ans. Impossible de l’accepter… Merci pour votre commentaire.

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