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janvier 5, 2016 / ninannet

La famille Bélier

« La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent.” de Albert Camus

Cet après-midi je suis allée au cinéma… Dans mon salon… sur la chaine réputée pour la diffusion de films récents.

J’ai vu « La famille Bélier ». À la sortie de ce film, je n’avais pas eu le temps d’aller le voir au cinéma. Aussi, puisqu’il est venu jusqu’à moi, je ne vais pas bouder mon plaisir.

Un petit rappel de l’histoire : un couple de fermiers sourds et muets élèvent paisiblement leurs deux enfants dont seul un des deux parle et entend, Louane, une belle adolescente, courageuse, qui les aide dans leur activité. Un jour elle rencontre son destin en la personne d’un professeur de chant et la vie de toute la famille bascule.

Le film a été un peu long à décoller au point d’être à deux doigts de renoncer puis d’un seul coup ça part et les rires se sont mêlés aux larmes. Les situations s’enchaînent avec un air de déjà vu ou vécu. Les acteurs sont étonnants de véracité dans leur jeu de composition. Louane est émouvante dans son jeu d’actrice et de chanteuse, spontanée dans son rôle d’adolescente. Une belle histoire tout en finesse et subtilité où l’amour est toujours là présent, l’amour filial, l’amour parental, l’amour tout court et ça fait du bien !

Quel parent n’a pas eu le cœur serré lorsqu’un enfant prend son envol ? Cet enfant qu’on a bercé, vu grandir, consolé puis encouragé… Un jour il s’en va vivre sa vie.

« Je vole, mes chers parents, je vole nous chante Louane et là une main m’a prise en traitre à la gorge et je n’ai pas pu cacher mon émotion.

Qui n’a pas souffert de l’éloignement, des non-dits, des incompréhensions, des fausses pudeurs, des rejets ?

On a tous été enfants avant d’être parents. De quelque côté qu’on se positionne, il y a des zones d’ombre, des soubresauts dans le fil de notre existence, des regrets, oh oui des regrets.

Plus le film avançait et plus en superposition, je revoyais mon papa, ce qu’on s’est dit et surtout ce qu’on ne s’est pas dit. Dans ses yeux je déchiffrais, mais mes oreilles souffrent de ne pas l’avoir entendu. Mon cœur est orphelin de ses mots. On le savait qu’on s’aimait mais de le dire n’aurait-ce pas été plus heureux ? Et aujourd’hui c’est trop tard ! Il n’est plus là, parti sans bruit, sans éclat avec beaucoup de courage et d’intelligence. Presqu’un an déjà !

Alors sans plus tarder, dites-le à ceux que vous aimez qu’ils sont très importants pour vous, avant qu’il ne soit trop tard, avant l’irrémédiable, avant de se retrouver dos au mur et les mains vides d’une absence inconsolable. Oublions les bouderies qui ne sont que des prétextes futiles, oublions l’orgueil et l’amour propre, les comptes à régler et ouvrons nos bras pour les refermer tendrement sur nos êtres chers.

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