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août 13, 2014 / ninannet

L’auteur en dédicace

28062014525@Annette: Comment se passe une séance de dédicace? Est-ce nécessaire? Qui la prépare?

Trois questions en une, posées par un ami blogueur lors de discussions sur Linkedin concernant les bestsellers achetés et rarement lus jusqu’au bout, parce que la qualité littéraire suit rarement malgré le battage médiatique. Même si les commentaires amenant d’autres commentaires nous ont éloignés du sujet principal, j’ai promis d’y répondre en rédigeant cet article. Cela pourrait aider les nouveaux auteurs. Cela peut également éclairer les lecteurs qui n’imaginent pas la somme de travail et l’énergie dépensée que représentent, en dehors d’écrire, les séances de dédicace, mais c’est gratifiant (j’ai été la Présidente du premier Salon du livre « Lire en vacances » de l’Espace Culturel à Montauroux ces jours derniers, un pur bonheur le regard des gens, je me sentais « grande » du haut de mes 1m52 mais je reste humble, la route est encore longue) et surtout les séances de dédicace restent le principal moyen de communication (gratuit et constructif) puisque mon stock de livres subit un régime draconien de W.E. en W.E.

Je suis auteure depuis quatre ans et très vite je me suis rendue compte que si je voulais avoir un lectorat, je devais aller à sa rencontre. Il y a plusieurs moyens mais aujourd’hui je vais m’en tenir à celui de la dédicace et vous faire part de mon expérience.

Donc la première question (dans le désordre) : qui prépare la dédicace ?

MOI ! Les contacts viennent d’échanges avec d’autres auteurs. Il faut téléphoner, re-téléphoner et re-re-téléphoner aux Responsables et Organisateurs pour s’entendre dire parfois qu’il faut se déplacer, sinon envoyer sa biographie et bibliographie par mail ou courrier, argumenter, savoir se vendre quand on démarre dans l’écriture. Personne ne viendra me chercher, ni me prendre par la main, ni me supplier. NON !

Dans mes tous débuts, Euréka ! quand un salon prestigieux m’invitait, quand une importante librairie de ma région acceptait de me recevoir, quand les Espaces Culturels, les antres de la Culture me préparaient une table, mes livres posés dessus et une belle affiche annonçant la dédicace. Lire sur l’affiche, mon nom, voir ma photo et la 1ère de couverture de mon livre, me gonflaient de bonheur. Ensuite on s’y habitue très vite.

 Deuxième question : Est-ce bien nécessaire ?

Toujours partant de ma propre expérience, sans aucun doute possible c’est plus que nécessaire de dédicacer. C’est impératif ! Sauf qu’il faut le faire avec le sourire, beaucoup de persévérance et de passion. Ma première dédicace fut pénible. Je n’arrivais pas à articuler un seul mot, tétanisée que j’étais, je fus submergée de doutes. Puis vint le déclic à la dédicace suivante où j’étais assise à côté d’une auteure connue dans la région. Elle a ouvert mon roman, a lu quelques phrases au hasard et m’a dit « vous avez une belle plume ». C’était parti ! C’est dans les séances de dédicace qu’on fidélise ses lecteurs.

 Troisième question : « Comment se passe une séance de dédicace » ?

En général assez simplement. J’arrive toujours un peu en avance pour m’installer sans stress. Suivant les endroits, on peut avoir moins d’ 1m pour présenter ses livres ou trois fois plus. Il faut agir en conséquence, espace réduit ne pas encombrer de papiers inutiles ; espace conséquent, soigner la présentation des livres. Quelques jours avant la dédicace, je l’annonce sur les réseaux sociaux ou sur mon blog, avec photos du livre à l’appui en rappel, et dans un périmètre assez large autour de la dédicace en placardant des affiches annonçant l’événement. En principe les boulangeries, boucheries, fleuristes, médiathèques jouent le jeu. Reste à l’auteur de sourire, présenter ses œuvres avec passion et confiance.

 Question subsidiaire : Quel accueil reçoit-on en dédicace ?

Côté organisateurs, en principe, très bel accueil. Café et viennoiseries à l’arrivée, une petite bouteille d’eau et bien souvent le repas du midi est offert. Les bénévoles sont prévenants et nous assistent avec bonne humeur et gentillesse. Parfois des journalistes sont là et prennent la photo des auteurs qui se trouvera sur le journal régional dès les jours suivants. En novembre 2013, ma chance, une journaliste de FR3 Toulon m’a accordé 5’d’interview au Salon du Livre de Toulon et j’ai ainsi pu présenter « Charles et Aurélien », ce qui m’a valu de belles dédicaces le lendemain. Les maires également se déplacent pour venir nous saluer ainsi que des bibliothécaires qui achètent nos livres. Bien évidemment pas toujours mais assez souvent !

Côté visiteurs, excellent même quand ils n’achètent rien. L’échange est cordial, l’écoute de qualité. Si on a séduit par la qualité de nos écrits, aucun doute non plus là-dessus, nos lecteurs nous le feront savoir et continueront de nous lire.

 Vous l’avez compris dédicacer exige beaucoup de temps, de communication et de don de soi. En récompense « on construit son nid petit à petit, dans du solide ».

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  1. jeanlouisriguet-librebonimenteur / Août 14 2014 8:29

    A reblogué ceci sur jean-louis.riguet-librebonimenteuret a ajouté:
    Bravo Annette, bonnes dédicaces !

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