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décembre 19, 2013 / ninannet

Qu’est-ce que la richesse ?

« Il ne dépend pas de toi d’être riche, mais il dépend de toi d’être heureux » de Epictète

 Au fond c’est quoi « être riche » ?

La jolie maison que l’on a parée de meubles du plus criant design, de tapis et tentures et dont on se lassera rapidement, la belle voiture, des vacances au ski à Noël au cours duquel devant un vin chaud parfois on s’ennuie ?

L’argent que l’on a en banque et qui du jour au lendemain peut être dévalorisé et ne plus rien valoir ? Cet argent qu’on a réussi à gagner au prix de tant d’efforts, au prix de tant d’abnégation en oubliant la famille, les amis dans une fuite en avant ? Cet argent qu’on ne sait même pas dépenser car on a eu tant de mal à le gagner ? Paradoxe, lorsqu’on est né pauvre, le rapport à l’argent est si difficile, si particulier. De savoir ce qu’est « le manque », freine la frénésie d’achats et paralyse les envies, même les poches pleines. Garder une poire pour la soif… Sait-on jamais ! Et on garde tout et on n’en profite pas ! Le temps manque également. Courir après l’argent c’est oublier de vivre. C’est mettre le bonheur  entre parenthèses ! S’en rend-on compte seulement ? Même pas !

Cette course au paraître qui déshumanise ! Une petite voix lointaine crie « c’est ça la richesse » ? Bien évidemment il n’est pas question ici de ces hommes qui se sont enrichis très rapidement et de manière spéculative. Ils se sont engouffrés dans une brèche béante et s’y sont emmurés. Dans leur tour démoniaque, ils vivent accros au toujours plus !

Déjà des voix s’élèvent. « Quand on n’a rien, on voudrait bien être à leur place ». Mais sont-ils heureux ?

Bien vite une autre voix répond :

Non non ! La véritable richesse je l’ai reçue hier à Cultura de Mandelieu.

L’accueil de Marie-Pascale, Chef de secteur livre, son empressement pour m’être agréable. C’est Marie-Pascale qui m’a ouvert en grand les portes des Cultura. Je lui voue une reconnaissance indéfectible. Le Directeur du magasin venu me voir pour faire ma connaissance, il avait entendu parler de moi, mais l’occasion ne s’était pas encore présentée de me rencontrer, m’a-t-il dit avec un sourire très spontané. Il est resté un moment près de moi. Nous avons bavardé … comme de vieilles connaissances. Avec toute l’équipe qui passait et repassait devant moi et échangeait quelques mots sympathiques quand le magasin se faisait un peu plus calme.

Avec Téo ! Arrivé l’après-midi. J’avais passé la matinée à me demander s’il allait venir comme promis. Il avait cours le matin s’est-il empressé de m’expliquer presque à s’en excuser. Qui de nous deux était le plus ému ? Ses yeux brillaient et les miens aussi. Téo a grandi, il a bien changé. Toujours aussi élégamment vêtu mais en plus affirmé ! La métamorphose en six mois … Son passage en quatrième à douze ans ? Il voulait tout savoir et moi j’étais fière de répondre à son intérêt grandissant. L’effet de mon blog, mis en favoris et qu’il consulte m’a-t-il affirmé tous les deux jours. Sa bise et celle de sa maman, à leur départ trop rapide à mon goût, valaient leur pesant d’or.

Avec Irma venue boire le café à la première heure et Natacha un sandwich le midi. Mes amies fidèles, riches de nos similitudes et qui ne ratent jamais l’occasion d’être là.

Et l’or je l’ai eu aussi avec les chocolats offerts par Marie-Pascale accompagnés d’un sourire si gentil et de ces mots « vous êtes notre auteur maison, c’est normal ».

Ça ne dépendait pas de moi d’être riche en dédicaces et elles ont été moins nombreuses que l’an dernier, ici même. Les temps sont durs, les parents moins conciliants et pour cause. J’entendais les mamans dire « ah non, on n’a pas de sous » ou « un cadeau et c’est tout » ou « tu attendras les cadeaux des grands-parents, nous on ne  peut pas »… ou…

Moi je me suis réfugiée dans ma tête, je repensais à mon premier noël. Celui de mes quatre ans où dans le préau de l’école on nous avait offert une orange et quelques friandises. Les chants de Noël s’élevaient haut et fort. Et je faisais plein de souhaits, les yeux fermés et les bras sagement croisés sur ma poitrine.

Je suis exaucée au-delà de toute espérance, même si cela a pris du temps.  Beaucoup de temps !

Alors oui il ne dépend que de nous d’être heureux … simplement en allant vers les autres… quels échanges merveilleux !

Merci Père Noël.

 

 

 

 

 

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