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juillet 14, 2013 / ninannet

Lettre ouverte à Téo

Lettre ouverte à Téo

 

En me réveillant ce matin, ma première pensée a été pour Téo.

Il est venu à ma rencontre hier, samedi de dédicaces.

Il s’est arrêté devant mes livres et en silence les a regardés.

Étrangement, je n’ai rien dit tout de suite, l’observant à mon tour.

Je ne sais pas qui de nous deux apprivoisait l’autre.

 

Puis, la passionnée amoureuse de ses livres commence à lui parler de « Gustave » et de « Lettre à pépé Charles ». J’avais en face de moi un enfant.

En le voyant regarder avec insistance « Retourne de là où tu viens » j’ai senti que je me trompais. Ce n’était pas un enfant que j’avais en face de moi mais une personne sensible, intelligente et  vraisemblablement précoce. Je lui ai soudain demandé son âge.

–       Onze ans et demi.

–       Tu vas donc entrer en cinquième.

–       Non j’ai sauté une classe et j’entre en quatrième.

Banco !

Il me répondait avec une voix si douce, il posait sur moi un regard si intelligent, et en même temps quelle empathie se dégageait de lui ! D’une politesse ni froide, ni mécanique, plutôt élégante.  Un petit prince. Je lui ai demandé son prénom : TÉO.

Puis il s’en va en me saluant avec beaucoup de respect et un fond d’admiration. Je l’ai vu s’éloigner comme à regret. Mon ange s’éloignait…

Quelques minutes plus tard il est revenu et on va faire bref, il est reparti avec mon livre dédicacé. J’ai salué sa maman  qui est passée  un moment plus tard et je l’ai félicitée pour son adorable garçon.  Elle était elle aussi émue de voir que son petit garçon avait choisi tout seul son livre.

Téo, toute la journée, ta présence a flotté au-dessus de moi, m’a accompagnée. J’avais le sentiment d’avoir un nouvel ami et j’étais soulagée de ma fatigue, de mes « pérégrinations » hebdomadaires, de mon stress de l’écriture.

Tu redonnes un nouveau souffle à ma Vie.

Cerise sur le gâteau, tard hier soir, j’ai lu tes commentaires enthousiastes sur mon blog.

Longue route à toi, de joie et de réussite. Je sais qu’un jour je serais fière de dire en entendant parler de toi « mon instinct ne m’a pas trompée, je l’ai connu petit et j’avais pressenti qu’il aurait un destin hors normes »

Et toi, tu viendras saluer avec ton élégance naturelle, la très vieille dame que je serais alors devenue.

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