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juin 19, 2013 / ninannet

Zinzolin – 3

Ce matin lever très matinal pour une journée de dédicaces à CUCURON. Non ne riez pas ! C’est le nom d’un très beau village, au bord d’un étang, à une trentaine de kilomètres d’Aix en Provence. C’était « la fête de l’eau et des lavoirs ». Magnifique ! Beaucoup de touristes, surtout des Hollandais et des Allemands qui sont très friands de nos beaux villages du Sud, aux ruelles escarpées, au ciel bleu qui se découpe en dentelle dans le vert des arbres centenaires, aux pierres lourdes et chaudes qui retiennent la chaleur à l’extérieur et maintiennent la fraicheur à l’intérieur. Dans le quartier des artistes où se tenait l’exposition des aquarellistes « agrémentée » d’une dizaine d’auteurs c’était la fête à l’état pur. Accueil chaleureux, les commerçants nous ont offert des cadeaux, sans parler du café, des croissants à l’arrivée. Moi qui ne suis pas du matin, si on veut me régénérer rien de tel que l’odeur du café que l’organisatrice Odile nous a généreusement servi dans son agence. Un dévouement sincère et total. En photo ci-dessus. Puis l’apéritif avec Monsieur le Maire et on a bu toute la journée l’eau de source au lavoir que vous apercevez sur la photo. Un sans faute ! Juste qu’il a fait très chaud …
Bon ce n’est pas tout il me faut revenir à la suite de Zinzolin :
Jean-Louis qui avait bien reçu cinq sur cinq le message d’Annette, n’écouta que son cœur : « sur mon vieux destrier essoufflé, j’arrive les filles pour vous sauver. Où ai-je mis ma vieille rapière. Saperlipopette, mais où est-elle passée ? Ah, la voilà, toute rouillée par tout le sang qu’elle a fait couler. Viens ici Bayard que je monte sur la selle en m’aidant d’un vieux tabouret tarabiscoté. Une rêne dans la main me permet de passer la jambe droite au-dessus de ce cheval-d’arçons à roulettes pour aller sauver mes reines. Mes nobles fesses posées, je pique des deux fers de mes boîtes usées jusqu’à la corde et en avant pour la délivrance. J’arrive mes reines, j’arrive. Carabistouille, me voilà jeté par terre sans ménagement. Que se passe-t-il ? Je m’éveille lentement, j’ai fait un beau rêve ».
 
Sylvie s’inquiète : « Diantre! Voici notre chevalier désarçonné? Qu’allons-nous faire? Qui va bien pouvoir nous sauver? Car entre temps, on nous a jetées dans la plus haute tour d’un manoir hanté » !!!
 
Mais Jean-Louis n’est pas homme à se laisser abattre : « Comme un phénix, je renais de mes cendres. Sapristi, que m’est-il arrivé ? Moi Bartaban j’ai chu de mon destrier fougueux, certes usé mais encore jeune à 35 ans. Bayard relève-toi et mène moi vers mes reines qui pourrissent au fond d’une vieille tour crasseuse dans un manoir sans nom, hanté par des fantômes sans visage. Houspillant ma vieille monture, ma rapière à la main, les rênes dans l’autre, vociférant sans cesse à faire réveiller les morts, j’avale les kilomètres. Bayard est tout en écume, il en bave de fatigue, mais il avance. Me voilà mes belles, tenez bon ! Le pont-levis est levé. Peu importe, je traverse à la nage, moi qui ne sais pas nager. J’escalade le mur jusqu’à une petite fenêtre barrée de deux barres de fer pointues. De mes petits bras musclés, j’écarte les intrus et me glisse dans vingt centimètres pour pénétrer dans une pièce vide de mobilier à l’exception d’un drap blanc qui repose là, par terre, sans ménagement. Peut-être l’habit du fantôme qui repose un peu plus loin. Diantre, vais-je devoir affronter cet habitant des ténèbres ? Je lance un « ouh ouh, es-tu là ? » Personne ne répond. J’avance, j’ouvre la porte et me retrouve dans un large couloir qui mène à une flopée de marches. Quelques minutes plus tard, j’en suis presque à expirer tant mes poumons sont mis à rude épreuve. Elle est vraiment haute cette tour, en verrai-je la fin ? Où sont mes reines ? Où êtes-vous Annette, Sylvie ? Je crie de plus en fort dans cet escalier sans fin. ANNETTE, SYLVIE ! Pas de réponse. Mais deux hommes encapuchonnés viennent vers moi avec une mine patibulaire, avec force armes. J’entends crier « Jean-Louis » !. Deux voix de femmes aboutissent à mes oreilles qui ne sont plus chastes du tout. Elles sont là, mes reines. En un rien de temps, les deux hommes sinistres m’entourent, me désarment, avec des mots qui n’évoquent pas le pathos. Me voilà jeté au fond d’une pièce, ayant encore raté ma mission de délivrance de mes reines. Je les entends qui se lamentent dans la pièce à côté. J’en suis tout marri. Qui va sauver qui » ?
 
Sylvie ne perd pas le nord. Elle veut sauver sa peau. Aussi prend-elle les devants :
 
Alors, en théorie,
Chevalier Jean-Louis,
puisque nous fûmes avant vous
jetées dans ce minable trou
nous avons la priorité
avant vous d’être sauvées.
Si vous n’y voyez pas d’inconvénient,
qu’on sauve les reines un peu avant!
 
Jean-Louis, en grand seigneur lui rétorque : « Reine Sylvie, il va de soi. Mais, si vous n’y voyez point d’inconvénient, je préférerais être délivré en premier pour avoir l’honneur de vous rendre à la liberté moi-même. Sinon, je suis tout à fait d’accord avec le fait qu’il faut laisser passer les femmes (surtout les reines) et les enfants en premier … surtout … quand il y a du danger. (Je m’esclaffe)
 
Annette qui grâce à sa baguette magique pouvait voir tout ce qui se passait dans la tour où étaient enfermés ses amis, et se faire entendre d’eux, leur cria : Ne vous battez pas mes amis. Et foin de politesse ! Vous vous trompez, je ne suis pas dans la tour avec vous enfermée, mais dans ma montgolfière avec Nicolaï. Nous survolons les mers tout feu tout flamme. Nous récoltons les mots en contant fredaine, nous batifolons au-dessus des plaines, en tout bien tout honneur, vous l’avez compris, votre honneur ! Et nous venons d’entendre le signal désespéré de la pie bavarde, l’agassa la locataire de mon jardin. Elle jacasse, jacasse et son cri emporté par le vent du Sud, crapahuté par-delà l’Estérel, nous est parvenu. Mais qui est celle qui se fait passer pour Annette dans la tour, puisque je vous le répète je n’y suis pas ? Peut-être est-ce le vilain vautour qui de couleur zinzolin s’est transformé en une belle blonde ? La pie cajole, bien en vain ! Il attend que vous soyez putréfiés ou changés en statut de sel tant vos larmes auront coulé, pour faire un banquet. Que nenni ! Nous allons poser notre vaisseau-volant sur le donjon pour vous porter secours. Nous ferons sonner les cloches à en assourdir les catcheurs patibulaires n’ayant point de cerveau, il sera aisé de les basculer par-dessus bord. Ils rebondiront en Bibendum jusqu’aux douves remplies de requins. Pour vous identifier, accrochez à l’arbalétrière un foulard de couleur zinzolin, si possible. Courage, Tarzan et Jeanne seront bientôt là ! Oh ouoh ouoh ! Que diable ! Nicolaï n’est pas d’accord. –« Mon bon roi Nicolaï, nos amis sont en peine, il nous faut les secourir. Ils ont fait des efforts pour discourir, à présent renvoyons l’ascenseur ». Hélas d’ascenseur il n’y en avait point dans ce château, juste un pont-levis. Ah, j’oubliais ! J’ai ma baguette magique faite d’une tige de la plus belle bette de mon jardin. Un grand rire secoue l’air du temps, et comme nous ne sommes pas au temps des cerises, l’arbre à palabres se fend (le coeur) en deux et avale la montgolfière… Annette saura-t-elle attendrir l’arbre à palabres, calmer les sentiments jaloux de Nicolaï ou ira-t-elle rejoindre ses amis pour une partie de jeu de l’oie ?
 
Pendant ce temps Jean-Louis se morfondait : « Encore quelques heures à attendre la délivrance ! Je survivrai. Bon courage ».
 
Sylvie le rabroua  …. Pom, Pom, Pom …Image

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