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juin 14, 2013 / ninannet

Zinzolin – 1

Hier je vous parlais de cette aventure hilarante, hors du commun, vécue via le Net entre cinq auteurs durant le week-end de la Pentecôte. Nous n’avions jamais tant ri. Nous étions comme des gamins en colonie de vacances. C’était un peu ça ! Avec leur accord, j’en ai fait une Nouvelle, voici le début :

Mine de rien, Sylvie la reine de la discussion, lança un mot à la volée qui surprit tout le monde : au détour d’une recherche pour mes traductions, je viens de découvrir « zinzolin ». Le connaissiez-vous?
 
Annette ne connaissait pas, non ! Elle fronce les sourcils, réfléchit, hoche négativement la tête. Mais elle est si curieuse ! Rapide comme l’éclair, elle se jeta sur l’incontournable Wikipédia : Le zinzolin, ou gingeolin, est une couleur rouge violacée, tirée de la semence du sésame. Le mot zinzolin viendrait de l’italien zuzzulino « d’une couleur violet rougeâtre et délicat » en parlant d’étoffes. Sa maman est couturière et elle lui offrirait bien zinzolin pour la fête des mamans. Tiens tiens se dit Annette en souriant à zinzolin, Hop dans son escarcelle où elle cache tous ses trésors !!! Il n’en fallut pas plus pour déchainer une bande de plumes aguerries à la poursuite de zinzolin. Ce qui est certain c’est qu’Annette ne s’y attendait pas ! Mais pas du tout ! Ce fut un déferlement de rires, de fous-rires qu’elle avait déclenché en toute innocence ! Annette, l’étourdie, ne remarqua pas qu’elle était en train de semer à tous vents Zinzolin.
 
Entre temps, certains auteurs étaient partis faire une promenade sans prendre garde à la pluie et à leur retour ils étaient trempés de regrets d’avoir loupé la fête.
Ils ne se génèrent pas pour envoyer leurs doléances :
 
Pascale : « et voilà ! Je prends un peu de liberté, oh trois fois rien, le temps d’une escapade au pays des rêves, de la citronnelle et du zinzolin et que d’embrouillaminis rigolos » !
 
Sylvie  arrive à son tour : « Ò Quels jolis échanges!! Je suis partie quelques heures et quand je reviens voilà que je retrouve notre petit jardin planté de « mau-ves » et de bien d’autres variétés en pleine floraison ! Pas de motus pour les mots. J’apprends de plus qu’Annette avait pris la poudre d’escampette avec, dans son escarcelle, une pincée de zinzolin qui ne tarda pas à se répandre sur son chemin. Car l’escarcelle d’Annette présentait une minuscule issue par laquelle ladite poudre avait été invitée à jouer la fille de l’air ! Il eut fallu enfiler un minuscule opercule pour éviter de laisser glisser le zinzolin, précieux sésame qu’Annette entendait bien utiliser pour teinter l’arc-en-ciel vers lequel elle avait entrepris de marcher ».

Sur ces entrefaites, Annette remarque que le ciel s’assombrit brusquement. Plus de zinzolin, plus de lueurs violacées pour illuminer son tracé ! Son escarcelle percée s’était vidée. Annette était désemparée ! Il y eut plus grave ! Saperlipopette ! Le zinzolin en s’évadant, emberlificota un grand vautour qui se trouva pieds et poings liés sans pouvoir voler. Ses ailes tintinnabulaient lugubrement. Son ombre plana sur le chemin des auteurs en vadrouille.
 
Sylvie, amusée, imagina aisément ce qu’allait  penser et faire Annette : «Ouille ! Qu’est-ce que c’est que cette embrouille ? J’aurais mieux fait de prendre du rouille ou du jus de citrouille. Mais qu’est-ce qui m’a pris ? Et ce vautour, qui me tourne autour… je m’en vais lui jouer un tour » et Annette, qui n’était pas bête, cueillit sur son chemin teinté de zinzolin, une touffe de bettes dont elle choisit la plus longue et la plus belle : Annette avait désormais une baguette ! Il ne lui manquait plus qu’une formule magique avec laquelle elle aurait voulu à la fois libérer le vautour et récupérer son zinzolin. « MON Zinzolin râlait tout haut Sylvie ».
 
Jean-Louis se contenta d’une phrase laconique : « Je n’ose intervenir. C’est une belle partie de ping-pong. Bravo les filles » !
 
Annette ne tarda pas à réagir. « Ouille ouille ouille ! Quenouille… Citrouille ! Annette dépourvue de son zinzolin, munie de sa baguette magique, s’en alla conter en catimini ses mésaventures à Jean-Louis. « Jean-Louis, toi seul es capable de viser le vautour, de l’estourbir et de l’achever ! Ainsi l’arc-en-ciel plus lumineux que jamais scintillera en nos habits zinzolins. Je t’en prie, fais-le ! Libère-moi de cette enclave ténébreuse dans laquelle je me suis fourvoyée…. Sois mon libérateur et je te proclamerai « Bayard, sans peur et sans reproche ».
 
Nicolaï qui jusque-là était resté discret, voulant sa part du gâteau, envoya une jolie poésie à Annette :
Calembredaine

Je danse la calembredaine
Au clair de la lune, en vain

Sous un arc-en-ciel repeint
À la poudre de zinzolin

Je danse la calembredaine
Au clair de la lune. Tu viens ?

J’ai dit « sésame » et s’est ouvert
Ton cœur de perlimpinpin

Je danse la calembredaine
Au clair d’une lune de satin

Tu ne m’as dit que balivernes
Mais j’ai tout cru. Est ce que je t’aime ?

Et je danse la calembredaine
La lune a des reflets adamantins.

Annette très émue, ne tarda pas à réagir :

À demain Pom pom pom …

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